Marty Supreme
Par Ph.D
Le pitch
Marty Mauser (Timothee Chalamet) , un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible…
Ce qu’on en pense
Les frères Safdie (Uncut Gems, Good Time) ne sont plus qu’un : Josh réalise en solo ce vrai-faux biopic de Marty Reisman, obscur champion de ping-pong américain des années 50. Mais, à vrai dire, cela fait peu de différence avec les films cosignés avec son frangin Benny. La réalisation est toujours aussi nerveuse/agitée/fébrile/épileptique et le propos toujours aussi obscur. Au mot fin, difficile de dire si l’on vient de voir un biopic, un portrait, un drame, une comédie, un film de sport ou un polar. Un peu tout ça sans doute, passé au shaker d’une mise en scène digne d’un Scorsese sous amphétamines. Le film est aussi épuisant que la quête de son héros, décidé à réussir quoi qu’il en coûte, nanti de son seul talent pour le ping-pong, d’une tchatche phénoménale et d’un culot sans limite. Dans le rôle titre, Timothee Chalamet (« Le seul acteur qui a dû faire de la muscu pour un film de ping pong » selon le présentateur des Golden Globes) mérite l’Oscar qui lui paraît promis. Il porte très bien la moustache ! Et Gwyneth Paltrow est parfaite dans le rôle de l’actrice que Marty séduit pour approcher son mari millionnaire. On croise aussi Abel Ferrara en mafieux amoureux de son chien et pas mal d’autres personnages croquignolesques. Mais on ne cache pas avoir poussé un ouf de soulagement à la fin du film : au bout de 2h30 de course effrénée après on ne sait quoi, on n’en pouvait plus de tout ce bruit et de cette agitation au final assez vaine.
Coutures
Par Ph.D
Le pitch
A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine (Angelina Jolie) , une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada (Anyier Anei), une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle (Ella Rumpf) , une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire…
Ce qu’on en pense
Après une incursion dans la série (The Deal), Alice Winocour (Proxima, Revoir Paris) revient au cinéma avec ce film situé dans l’univers de la haute couture et des défilés de mode. Une réalisation somptueuse au service d’un scénario, hélas « cousu de fil blanc » qui tisse une toile de sororité un peu factice entre les trois personnages principaux incarnés par Angelina Jolie en réalisatrice américaine diagnostiquée d’un cancer par le docteur Vincent Lindon, le mannequin soudanais Anyier Anei (parfaite en débutante) et Ella Rumpf en maquilleuse et apprentie écrivaine qui consigne leur histoire dans ses carnets. Le film est comme une belle robe dont on verrait un peu trop les coutures.
Maigret et le mort
Par J.V
Le Pitch
Le commissaire Maigret (Denis Podalydes) est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise…
Ce qu’on en pense
Quatre ans après Patrice Leconte, Pascal Bonitzer s’attaque à son tour au personnage du commissaire Maigret, rendu célèbre par Jean Richard dans une célèbre série télé. Avant lui, Jean Gabin et Michel Simon avaient incarné le personnage que Gérard Depardieu a fini par rendre massif comme une statue dans ce qui restera, peut-être, son dernier grand rôle. Bonitzer a choisi Denis Podalydes pour enfiler l’imper et coiffer le chapeau du commissaire de Simenon, et cela donne d’emblée un coup de neuf au personnage. L’idée de situer l’action au début des années 2000, avant le tout internet et les réseaux, est, elle-aussi, excellente, Maigret y apparaissant à la fois comme « de son temps » et déjà un peu dépassé. Entre classicisme et modernité, respect du roman et second degré, Maigret et le mort amoureux offre un divertissement subtil dont aurait tort de se priver. Bon sang, mais c’est bien sur !
Blink Twice
Par J.V
Le pitch
Quand le milliardaire Slater King (Channing Tatum) rencontre Frida (Naomi Ackie), c’est le coup de foudre. Invitée sur son île privée, elle y découvre des soirées décadentes où le champagne coule à flots. Mais des événements étranges commencent à se produire et Frida devra découvrir la vérité si elle veut sortir vivante de cette fête perpétuelle…
Ce qu’on en pense
Sorti en 2024, le premier film de Zoe Kravitz (fille de Lenny) bénéficie pour son arrivée sur Prime Video d’un contexte favorable avec la publication des « Epstein Files« . Difficile de pas y penser la lecture du synopsis. Sauf qu’ici il n’est pas question d’orgies « underage », plutôt de chemsex (on n’en dira pas plus pour ne pas divulgacher l’intrigue). La présence de Channing Tatum en milliardaire débauché de la Tech et de Christian Slater dans un rôle purement alimentaire pourra attirer le chaland, tout comme l’ambiance à la White Lotus. Mais on reste dans la série B.
LOL 2.0
Par Ph.D
Le pitch
Anne (Sophie Marceau), la cinquantaine , profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout bascule quand sa fille Louise (Thaïs Alessandrin) , revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, son fils Théo (Victor Belmondo) lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux, Anne comprend que la vie ne suit jamais tout à fait le plan prévu, et qu’à tout âge, on continue toujours d’apprendre à grandir…
Ce qu’on en pense
17 ans plus tard, on prend les mêmes (ou presque) et on recommence pour un LOL 2, dont le zéro pointé annonce assez honnêtement le niveau. Pas l’ombre d’une idée nouvelle dans cette resucée du premier film, lui-même pompé sur La Boum. On croit regarder les épisodes oubliés d’une série abandonnée depuis des lustres. Sophie Marceau a pris 20 ans, comme tout le monde, mais elle continue à faire des mimiques de petite fille en fumant tous les pétards qui se présentent à elle. Les jeunes acteurs sont nuls, à part Thaïs Alessandrin, qui jouait la petite dernière dans LOL 1 et qu’on a plaisir à revoir joliment grandie. La description des rapports amicaux et familiaux est à peu près aussi réaliste que le Paris d’Emily in : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Rendez-vous dans 20 ans pour suivre les aventures sentimentales d’Anne/Sophie à l’Ehpad.
Aucun autre choix
Par J.V
Le Pitch
Cadre dans une usine de papier You Man-su (Lee Byung-Hun) est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents…
Ce qu’on en pense
Le Coréen Park Chan-Wook revisite à sa manière, toujours agitée, le roman de Donald Weslake, Le Couperet, que Costa Gavras avait déjà transposé à l’écran sous son titre original, avec José Garcia en chômeur assassin. Une fable burlesque et gore sur la violence sociale, dans laquelle la mise en scène du réalisateur de Old Boy et fait des étincelles. Pas d’autre choix pour ses fans que d’aller le voir !
Hurlevent
Par Ph.D
Le pitch
Au XVIIe siècle, élevée dans une lande anglaise battue par les vents par un père alcoolique et violent, Catherine (Margot Robbie) trouve amour et réconfort auprès d’Heathcliff (Jacob Elordi), un jeune bohémien adopté par son père pour aider au travail de la ferme. Les deux enfants se jurent mutuellement fidélité éternelle, mais lorsque Catherine épouse un riche voisin pour sauver sa famille de la misère, Heathcliff ne le lui pardonne pas et disparaît. Quelques années plus tard, alors que Catherine attend un enfant de son mari, Heathcliff réapparait en riche dandy et rachète le domaine de son père pour s’y installer…
Ce qu’on en pense
La réalisatrice de Saltburn, Emerald Fennel, signe une adaptation assez libre, mais fidèle à l’esprit du célèbre roman d’Emily Bronte, avec Margot Robbie dans le rôle de Catherine Earnshaw et Jacob Elordi dans celui de Heathcliff. Les deux stars portent l’amour des protagonistes à un assez haut niveau de tension sexuelle et de romantisme gothique échevelé. Plus que l’histoire- archi connue-, c’est la direction artistique qui fait l’originalité du film, en osant un mix improbable de Disney en live action (Blanche Neige ou La Belle et la bête) et de Lars von Trier ( Melancholia , Breaking the Waves) Les décors, les lumières, les costumes et la musique (signée Charli XCX) sont ébouriffants. Après Hamnet, Hurlevent renouvelle avec brio le genre suranné du film anglais « en costumes ».
Les Enfants de la résistance
Par J.V
Le pitch
Pendant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, François, Eusèbe et Lisa, trois enfants courageux, se lancent dans une aventure secrète : résister aux nazis en plein cœur de la France. Sabotages, messages cachés et évasions périlleuses, ils mènent des actions clandestines sous le nez de l’ennemi. L’audace et l’amitié sont leurs seules armes pour lutter contre l’injustice…
Ce qu’on en pense
Après Les Choristes, Faubourg 36 et La Guerre des boutons, Christophe Barratier était, sans conteste, l’homme de la situation pour adapter au cinéma la série BD à succès de Benoît Ers et Vincent Dugomier. Le résultat est ce qu’on peut en attendre : pas un grand film de résistance, mais un bon petit film d’aventures pour la jeunesse. Gérard Jugnot, Artus et Pierre Deladonchamps , dans les rôles adultes, essaient de donner corps à leurs personnages de papier malgré les lacunes du scénario.
Avignon
Par J.V
Le pitch
Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !
Ce qu’on en pense
Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin, voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival, le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.
La Venue de l’avenir
Par PH.D
Une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d’entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l’état des lieux. Ces lointains « cousins » vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d’une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle…
Ce qu’on en pense
Pour sa première sélection officielle à Cannes (hors compétition, il ne faut rien exagérer), Cedric Klapish livre une nouvelle comédie chorale dont il a le secret sur le voyage introspectif de quatre cousins dans leur généalogie. A la manière de Midnight in Paris, le film orchestre un face à face entre deux époques (2025 et 1895) qui va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du 19e siècle, où la photographie s’inventait et l’impressionnisme naissait. Enlevé et charmant, avec un casting génial (Julia Piaton, Vincent Macaigne, Suzanne Lindon, Zinedine Soualem, Sara Giraudeau…), le film est un pur bonheur.
The Mastermind
Par J.V
Le Pitch
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney (Josh O’Connor) décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
Ce qu’on en pense
On n’attendait évidemment pas de Kelly Reichardt qu’elle nous ponde un film de casse trépidant à la Ocean’s Eleven. Son cinéma est plus psychologique et contemplatif. De fait, la réalisatrice de First Cow s’intéresse plus à la psyché du héros (Josh O’Connor) et aux implications familiales de ses actes qu’au casse en lui-même. En résulte un film déroutant qui risque fort de laisser le spectateur lambda sur la touche.
Marsupilami
Par J.V
Le pitch
Pour sauver son emploi, David (Philippe Lacheau) accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess (Elodie Fontan), son fils Léo, et son collègue Stéphane (Julien Arruti) , aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
Ce qu’on en pense
Certes, le Marsupilami d’Alain Chabat est loin d’être son meilleur film, mais comparativement à celui de Philippe Lacheau, c’est un pur chef d’oeuvre. Le chef de la tristement célèbre « bande à Fifi » s’empare du personnage de Franquin pour en faire une comédie régressive à sa manière, dans laquelle tous ses habituels complices rivalisent de vulgarité et de bêtise. On a de la peine pour Jamel, embauché pour faire le lien avec le film de Chabat et qui a l’air de se demander dans quelle galère il s’est fourré…
À Pied d’œuvre
Par Ph.D
Le pitch
Photographe bien payé, Paul Marquet (Bastien Bouillon) abandonne son métier pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Il découvre alors l’angoisse de la page blanche, les petits boulots mal payés et la pauvreté…
Ce qu’on en pense
Pour son 8e long métrage Valérie Donzelli adapte le roman éponyme de Franck Courtès, dont l’intrigue résonnait avec son histoire familiale : « Quand j’ai lu le livre, confiait-elle lors de son passage au festival Ciné Roman de Nice, j’ai repensé à mon grand-père et mon arrière-grand-père paternels qui étaient peintres et sculpteurs. Ils ont vécu toute leur vie dans une extrême pauvreté et mon père en a beaucoup souffert. Il a fait des études de droit alors qu’il dessinait extrêmement bien, juste pour que ce truc d’artistes maudits ne puisse plus se reproduire. Lorsque j’ai voulu être actrice, il m’a aussitôt prévenue : tu vas finir clocharde! ». L’actrice- réalisatrice a bien fait de ne pas l’écouter. Son nouveau film raconte l’histoire d’un déclassement sans verser dans le misérabilisme. Il décrit l’ubérisation de la société, qui donne sur la misère « une vue bien dégagée » comme dit le personnage principal, incarné par l’incontournable Bastien Bouillon, et pose la question : à quoi est-on prêt à renoncer pour son art ?
Jamais plus
Par Ph.D
Le pitch
A la mort de son père, Lily Bloom (Blake Lively) se lance dans une nouvelle vie à Boston et y ouvre une jolie boutique de fleurs. Elle rencontre un charmant neurochirurgien, Ryle Kincaid (Justin Baldoni) et en tombe amoureuse. Mais assez rapidement Lily commence à entrevoir des aspects de la personnalité de Ryle qui lui rappellent les violences exercées par son père sur sa mère. Lorsqu’Atlas Corrigan (Brandon Sklenar), le premier amour de Lily, réapparait soudainement dans sa vie, elle remet en question sa relation avec Ryle…
Ce qu’on en pense
Une romance sur les violences intraconjugales ? C’est le pari de ce film, sorti en salles en 2024 dans l’indifférence générale et que les abonnés Prime Video sont en train de repêcher. Loin des nombreux drames sur le sujet, dont le cinéma français nous a abreuvé ces dernières années, Jamais plus (dont on préfère le titre original It Ends With Us) parvient à faire vibrer la fibre romantique du spectateur sans céder un pouce sur la dénonciation des violences faites aux femmes et de la dangerosité des pervers narcissiques. La réussite relative du film (on est quand même loin du chef d’oeuvre) tient en grande partie au casting mené par la lumineuse Blake Lively, avec des seconds rôles attachants (Jenny Slate en nouvelle meilleure copine), un « méchant » pas du tout caricatural et une photographie très soignée. Cela suffit à en faire une production assez recommandable.
Nuremberg
Par J.V
Le pitch
1945. Il est temps d’instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelley (Rami Maleck) doit évaluer la santé mentale des dignitaires du IIIᵉ Reich. Face au manipulateur Hermann Göring (Russel Crowe), il se retrouve pris dans un rapport de force. S’ouvre alors un duel avec le mal absolu.
Ce qu’on en pense
Rendu méconnaissable par le grimage, Russel Crowe campe un Hermann Göring sans le moindre remord dans cette fiction US inspirée des mémoires du psychiatre Douglas Kelley, qui officia comme expert au procès de Nuremberg. Face à lui, Rami Maleck est toujours impeccable en psychiatre chargé d’évaluer la santé mentale des dignitaires nazis. Un angle original pour évoquer le procès le plus important de l’histoire contemporaine.
















