Événement

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Nuits Carrées 2025

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Par la rédaction

La 19ème édition des Nuits Carrées d’Antibes, évènement incontournable du paysage culturel azuréen, gardera cette saveur particulière de parenthèse enchantée, de promesse tenue, de rendez-vous fidèle auquel on ne déroge pas. 9800 festivaliers se sont retrouvées sur l’Esplanade du Pré des Pêcheurs à Antibes, site désormais établi du festival, pour vivre ces moments suspendus aux côtés des artistes qui ont délivré des performances inoubliables.  En 2024, 8500 personnes avaient afflué, faisant de la 18ème édition une année record dans ce nouvel écrin emblématique d’Antibes. Ces deux dernières éditions confortent donc le parti pris d’une programmation à 3 artistes par soirée. Le biotois Ben Mazué a ravi 3500 spectateurs, avec son univers personnel et une mise en scène saisissante, aux côtés de l’Oiseau Noir et Pantin2Paille, pairs locaux de cette soirée de chanson française. Dès le 2e soir, Jungeli, candidat au baccalauréat le matin même, est venu après son épreuve pour enflammer le public, suivi par Soolking et sa fusion percutante de rap et de sonorités raï. Le set solaire et électro-acoustique de Bakermat a conclu la soirée. La dernière soirée du festival, très attendue également, a permis a Theodora d’affirmer son statut de star montante de la nouvelle scène musicale française, a accueilli Vacra et sa vibe hypnotique et Zamdane et son intensité brute et poétique. Sans oublier Fausto, qui a assuré les warms-up et changement de plateau en musique.

Nice : Sommet de l’Océan

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Par la rédaction

Du 9 au 13 juin 2025, Nice a été pour quelques jours la capitale mondiale de la protection des océans, qui couvrent près de 71 % de la surface du globe. La ville accueillait, en effet,  la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC 3), co-organisée par la France et le Costa Rica, dans un contexte international marqué par l’urgence climatique. Les 193 États membres de l’ONU étaient invités. Plus de 150 délégations, représentant un peu plus de 30 000 personnes dont 50 chefs d’État ont été accueillies dans les nouvelles infrastructures du port érigées à cet effet. Le coup d’envoi a été donné le 6 juin par une soirée festive avec DJ sets et spectacle de drones sur le quai des Etats Unis et aux Ponchettes. Le  8 juin, la  Journée mondiale de l’océan, a été  marquée par une grande parade maritime en baie des Anges. Les chefs d’État et les délégations officielles arrivé ce jour-là assistaient  aux festivités. Puis, dès le lendemain  ils ont planché sur la conférence de protection de l’océan dans les nouvelles structures du port. Pendant la durée de l’évènement, le Palais des expositions,  rebaptisé « La Baleine« , accueillait des espaces de rencontre et de découverte pour le public. Les musées de la ville et différents espaces publics s’étaient  également mis à l’heure de la grande bleue avec la biennale des arts et de l’océan.

La Haine à Nikaia

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Par Ph.D

Adaptée de son propre film par Mathieu Kassovitz , la comédie musicale La Haine a enfin été présentée à Nice. Prévu pour deux représentations à Nikaia,  le spectacle n’a finalement été joué qu’une fois et n’affichait pas complet. Dommage,  car c’est de loin l’une des meilleures comédies musicales qu’il nous ait été donné de voir ces dernières années. Réactualisée, génialement scénographiée avec un dispositif de projections devant une scène circulaire mobile, portée par un casting d’acteurs , de rappeurs et de danseurs hip-hop de première bourre,  l’histoire du film prend sur scène une dimension plus musicale, avec des titres forts signés Youssoupha, Medine, Benjamin Epps, Doria ou Nahir.  Une quinzaine de tableaux tirés du film illustrent l’errance fatale des trois personnages principaux (incarnés avec talent par Alivor, Samy Belkessa et Alexander Ferrario) entre leur cité et Paris centre,  avec des scènes « cultes »  comme le fameux monologue de Vinz devant sa glace (« C’est à moi qu’tu parles? « ),  revisité par Tik Tok et conclu d’un ironique : « Tu t’es pris pour Vincent Cassel? « . Parmi les ajouts notables, une scène entre Vinz et sa copine apporte une touche féminine qui manquait au film, avec un texte à la Diam’s très émouvant.  Hormis, Le Chant des partisans, dont on se demande un peu ce qu’il vient faire là (à part permettre au public de revenir dans la salle après l’entracte), toutes les actualisations sont pertinentes et sonnent juste. Porté par un cast très investi, le spectacle est une totale réussite. On lui souhaite de finir par connaître tout le succès qu’il mérite.

Lenny Kravitz à Nikaia

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Par Ph.D

Lenny Kravitz s’est produit le 4 avril au Palais Nikaia de Nice,  dans le cadre de son Blue Electric Light Tour.  Un  énorme show–  le plus gros de sa carrière-,  avec débauche d’écrans, fumigènes, light-show, explosions,  dix musiciens et choristes sur scène et une setlist en forme de best of.  Le concert a attiré la foule des grands jours, de gros moyens avaient été déployés pour fluidifier les entrées et sorties et avec la chaleur qui régnait dans la salle,  on se serait cru à un des méga concerts rock estivaux d’antan (AC/DC, Rolling Stones, Madonna, U2…). Il faut dire que la musique de Lenny Kravitz fleure bon la nostalgie, son show aussi, qui intègre tous les poncifs de la grand-messe rock : poses lascives, gros riffs de guitares vintages, descente dans la fosse et tutti quanti… Poitrail découvert par un top en lamé, le chanteur – dont rien ne trahit l’âge-  a tout donné pendant deux heures d’un show millimétré et formaté comme un blockbuster de cinéma. De quoi rassasier son public et ouvrir – avec un peu d’avance sur le calendrier- la saison des grands rassemblements musicaux. 

Marie s’infiltre à Nikaia

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Par la rédaction

« Culot » : Voilà un spectacle qui porte bien son titre. Du culot,  il en faut pour se mettre autant à nu  (au propre comme au figuré) devant des foules de 4000 personnes,  en mélangeant sketches,  chant, danse , impros et développement personnel. C’est ce que fait chaque soir Marie Benoliel, alias Marie S’infiltre, dans un show hybride qui  invite le public à sortir, lui aussi, de sa zone de confort. Celle qui s’est fait connaître sur internet et les réseaux par des happenings gonflés dans lesquels elle s’incrustait dans diverses manifestations,  a conçu son premier spectacle comme une revue de cabaret intello, avec danseurs et vidéo. C’est drôle, rythmé, émouvant, intelligent, sincère et généreux. Pas étonnant que le public en redemande ! Du coup, Marie reviendra le 10 décembre à Nikaïa pour la der de son spectacle. D’ici là, on la croisera peut-être à Nice, où son père et sa grand mère ont vécu et où elle vient de plus en plus souvent se ressourcer…

JL Aubert à Nikaia

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Par Ph.D

Pafini et loin de là ! L’inoxydable Jean-Louis Aubert (70 ans aux fraises) a repris la route,  avec un groupe cette fois,  pour jouer son nouvel album (Pafini) et ses tubes d’avec ou sans Téléphone. Le coup d’envoi de la tournée a été donné à Aix en Provence quelques jours avant une date à Nikaia-Nice,  le 1er mars, jour de carnaval. Pas de déguisements sur scène pour autant : les 5 musiciens sont en noir devant un écran géant et au milieu d’un light show géant. L’ambiance est immédiatement chaleureuse dans la salle,  où le gris est pourtant la couleur dominante. Toujours généreux et enjoué, malgré le décès récent de sa maman, Aubert y donnera deux heures et demi de ce qui est peut-être  son meilleur show à ce jour (mais on dit ça à chaque fois). La cohésion du groupe (basse, guitares, claviers, batterie) est sans défaut et même les titres les plus anciens de Téléphone sonnent comme du Aubert 2025. La voix et l’énergie du chanteur sont miraculeusement intactes et le Pafini show alterne à merveille titres rapides, ballades acoustiques ou au piano,  descente dans la fosse et remontée dans les travées pour une aubade au plus près des coeurs. La communion avec le public est maximale, l’émotion palpable. Le show est une réussite totale.  Si vous l’avez manqué à Nikaia, pas de panique :  JL Aubert revient jouer à Cannes le 16 juillet. Cette fois, n’oubliez pas de réserver.

Magma à Anthea

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Par la rédaction

Au terme d’une année 2024 émaillée,  pour ses fondateurs Christian et Stella Vander, de quelques problèmes de santé qui les ont éloignés de la scène, Magma était à nouveau en ordre de bataille le 17 décembre pour un concert exceptionnel au théâtre Anthéa d’Antibes, destiné à roder la nouvelle tournée qui passera par la Belgique et le Grand Rex au printemps 2025. Le groupe au grand complet (11 membres) a investi la scène pour donner une version live de K.A et jouer quelques extraits du dernier album Kärtëhl. Des titres sur lesquels s’illustrent particulièrement les deux nouveaux claviers Simon Goubert et Thierry Bliez, pointures du jazz français et le guitariste Rudy Blas.  Trés présent et toujours aussi puissant derrière sa batterie,  Christian Vander ne la quitte qu’au rappel pour chanter deux titres dont un de Kartëhl aux sonorités étonnamment soul. Moins martial et carré que de coutume, émaillé de petits problèmes techniques et un peu flottant, le concert présentait une face inusitée de Magma, plus légère et mélodieuse, à l’image du dernier album aux compositions hétéroclites. Le public d’Anthéa, nombreux et relativement jeune,  a fait un excellent accueil à cette nouvelle incarnation du plus ancien des groupes français. 

Salades russes au TNN

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Par Philippe Dupuy

Le plateau ressemble à une immense salle d’attente, encombrée de fauteuils et de canapés. Les acteurs l’investissent avant que les lumières ne s’éteignent. Nous sommes dans le salon très fréquenté de l’énigmatique conseiller du Kremlin, Vadim Baranov. Un journaliste français est venu l’interviewer. Il lui fait raconter l’ascension de Vladimir Poutine et le rôle qu’il y a joué,  avant de démissionner et de disparaitre  de la scène politique…  Roland Auzet adapte, assez fidèlement,  Le Mage du Kremlin,  roman de Giuliano da Empoli, Grand Prix du roman 2022 de l’Académie Française qui a connu un succès considérable en librairie. Une  plongée au cœur du pouvoir russe des années 2000 à nos jours. Outre Baranov, personnage largement inspiré de Vladislav Sourkov, amateur de rap, écrivain et metteur en scène de théâtre d’avant-garde qui fut l’homme de l’ombre de Vladimir Poutine, on croise l’oligarque Boris Berezovsky, le poète punk nationaliste fou Edouard Limonov, des rappeuses à la Pussy Riot qui entonnent à tout propos le « Gangsta Paradize » de Coulio en Russe, une bande de jeunes nationalistes forcément exaltés et, last but not least, Poutine lui-même, froid et venimeux comme un serpent à sonnettes.

Tous enfilent, comme des perles, des considérations politiques savantes sur le « nouvel empire Russe », la décadence de l’occident et la guerre en Ukraine. Discussions, en français et en russe, dont les punchlines sont reprises sur les écrans et ponctuées d’un fracas de musique bruitiste à chaque changement de scène (au cas où on s’endormirait ?). L’ensemble, servi par un casting inégal,  nous a paru difficile à appréhender pour qui n’aurait pas lu le livre. « Une cacophonie qui dit tout et son contraire« , comme il est dit quelque part dans le texte. De tous les personnages, celui de Baranov/Sourkov, est, curieusement, le plus faible. Loin du « Mage » annoncé, en tout cas : un apparatchik comme les autres,  tout au plus. Il nous avait semblé plus consistant dans le roman, tout comme la réthorique politique,  à laquelle le récitatif de la pièce donne une emphase pontifiante. Bref, ces « salades russes« ,  proposées en trois services à La Cuisine du TNN, nous ont laissés sur notre faim.

David Hallyday à Nice

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Par la rédaction

Un show « sang pour sang HALLYDAY » promettait l’affiche. Sept ans après la disparition de Johnny, son fils David s’est, en effet, résolu à lui rendre hommage sur scène avec un spectacle -le plus gros de sa carrière- qui mêle les tubes de Johnny (L’Envie, Laura, Tennessee, Requiem pour un Fou…) et les chansons de David. Les fans de l’un et de l’autre ont répondu à l’appel : le Palais Nikaia était bien rempli pour assister au à ce Requiem pour un fou, version 2024.  Entouré de 6 musiciens dont la finesse de jeu n’est pas la qualité principale, David Hallyday revisite donc les chansons de son père en blouson noir, dans une absence de décor compensée par un superbe light show et des projections sur écran géant. Le public semble pourtant mieux apprécier ses propres chansons (qu’il reprend en chœur), plutôt que celle de Johnny dont David livre des versions sans grand intérêt. Le fils n’a, hélas, pas la voix du père, ni sa présence scénique. A la sortie, les fans de David sont donc plus emballés que ceux du Taulier. Mais tous ont apprécié la sincérité de l’hommage rendu.

Stephan Eicher à Nice

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Nice Jazz Fest 2024

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Par Ph. D

Le programme du Nice Jazz Festival 2024 a été dévoilé tardivement. C’est que beaucoup de choses ont été modifiées depuis la précédente édition,  à commencer par le nom (contracté en Nice Jazz Fest) et la date. Le festival a, en effet eu lieu cette année du 20 au 23 août pour ne pas se télescoper avec les Jeux Olympiques et le Tour de France. La durée reste la même (4 soirées),  mais l’espace est étendu entre la Place Masséna et le Théâtre de Verdure pour accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs par soirée,  avec une offre de restauration diversifiée (un vrai restaurant-guinguette a même été ouvert  autour du kiosque à musique ) et une garderie d’enfants (quelle bonne idée !).  Plus d’espace, bonne prog, bon son , bonne ambiance : l’ensemble nous a laissé une impression positive. Seul défaut de la nouvelle configuration (avec entrée par la Prom, près du théâtre de verdure) : l’espace de restauration entre la scène Massena et le théâtre de verdure est moins sympa qu’avant, on peut y manger et commander à boire mais pas s’assoir !  Pour dîner ou chiller entre deux sets, il faut aller jusqu’au « village »,  qui est assez éloigné de la scène principale. Autre point noir : l’espace presse, réduit à la portion congrue,  est indigne d’un grand festival.  Côté affiche, parmi les 24 artistes invités, on notait un net rajeunissement de la programmation vers les musiques urbaines et l’absence de variétés françaises. Un choix qui a sans doute pesé sur la fréquentation : seul Phoenix a rempli à ras bord le nouvel espace Massena. Retour sur la programmation jour par jour  :

  • Mardi 20 août : Dabeull – Nas – Louis Matute – The Sacred Souls – Isaiah Collier & the Choosen Few
  •  La première soirée du festival a tenu ses promesses. Une prog trés funk, marquée par les prestations des français de Dabeull et (surtout) de The Sacred Souls, qui ont enflammé le théâtre de verdure. Sur la même scène,  Isaiah Collier, qui joue le visage couvert d’un étrange  « masque de fer », a presque ressuscité Coltrane avec ses Choosen Fews.  A Massena, le rappeur vétéran new-yorkais Nas, tête d’affiche de la soirée, a donné le minimum syndical  (1h00 et basta) pour un set « old school »,  en trio chant- DJ- batterie, centré sur son premier album paru en… 1994.  Mémorable (l’homme est une légende du rap), mais pas inoubliable.
  • Mercredi 21 août : Jungle – Jordan Rakei – Omah Lay – Stella Cole – Alfredo Rodriguez – Kenny Garrett
  • Jeudi 22 août : Julien Granel – Sampha – Phoenix – Arnaud Dolmen & Le Vitygroove – Theo Croker – Monty Alexander
  • Trés attendu après sa prestation « Olympique »,  Phoenix avait sorti l’artillerie lourde pour la troisième soirée du festival. Gros son et grosse ambiance scène Massena avec un Thomas Mars survolté qui a fini dans la fosse,  marchant sur la foule. Avant cela,  Julien Granel avait transformé l’espace en dance floor de night-club et Sampha avait donné une prestation sympa. C’est au théâtre de verdure qu’on a entendu les choses les plus intéressantes. On a craqué pour Theo Croker et Monty Alexander en trio nous a régalé à l’ancienne avec son jeu de piano aérien.
  • Vendredi 23 août : Rejjie Snow – Meute – Yamê – Kareen Guiock Thuram – Leon Phal – Jon Cleary
  • Programmé sur la grande scène en première partie de soirée notre chouchou de l’édition, le rappeur irlandais Rejjie Snow se demandait un peu ce qu’il faisait là. Mais il kiffé le moment et régalé ses fans avec son rap nocturne et cool,  avant que la fanfare techno de Meute ne mette l’espace Massena littéralement à genoux. Rap encore  avec le franco-camerounais Yamé qui a mis du coeur à l’ouvrage pour la clôture du NJF 2024,  mais n’a pas rameuté la grande foule comme l’ésperaient les organisateurs. Côté théâtre de verdure,  Jon Cleary a joué les prolongations pour le plus grand plaisir du public avec son rhythm’n’blues du bayou louisianais. Avant lui, le Français Leon Phal avait fait découvrir toutes les facettes de son jazz moderne et élégant. Une découverte de plus à l’actif du Nice Jazz Fest.

Travis Scott Circus à Nice

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Par Ph.D

Après The Weeknd l’an dernier, le stade Allianz Riviera de Nice recevait le 6 juillet un autre grand performer US en la personne de Travis Scott.  Le rappeur de Houston, qui est déjà venu à l’Allianz Riviera tourner un clip avec The Weeknd avait prolongé sa tournée mondiale pour y donner cet été son seul concert en France. Pour ne pas manquer  LE concert de l’été 2024  sur la Côte d’Azur,  40 000 jeunes fans, venus de toute la France avaient réservé leur place et investi les abords du stade dès l’après-midi. Ils ont dû patienter jusqu’après 20h30 pour pouvoir enfin pénétrer dans le stade. Première partie annulée sans explication, ni excuses, Travis Scott prenait finalement la scène juste avant 22h00 pour un show serré d’un peu plus d’1h30, plein de bruit et de fureur, qui a mis la fosse en transe. Désertant les tribunes payées au prix fort, les plus téméraires se sont jetés dans la fournaise pour participer au pandémonium. Son bloqué au maximum, seul en scène (ni musiciens, ni danseurs, ni guests),  le rappeur en costume de kamikaze cyber punk enchaînait les tubes dans une orgie d’explosions, d’effets pyrotechniques et de lasers, arpentant sans relache un catwalk transformé en zone de guerre. Le nirvana pour ses jeunes fans, une souffrance pour les oreilles sensibles, mises au supplice par la saturation permanente du son. On pensait qu’il serait difficile de faire pire que The Weeknd en la matière : les ingés son de Travis Scott nous ont prouvé le contraire.

Libertines d’Amour

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Par Ph.D

La probabilité d’assister à un concert des Libertines sur la Prom en 2024 était si mince qu’il a fallu se pincer pour y croire à l’annonce du gig d’ouverture du festival d’été de la plage Amour. On a bien fait de faire confiance à Eddie Megraoui, qui préside aux destinées du dit festival (que nous avons baptisé d’autorité Amour Beach Fest),  puisque Pete Doherty, Carl Barat et leurs trois acolytes étaient bien au rendez-vous en ce jeudi 27 juin. Tout ce que Nice compte de rockers de 7 à 77 ans était là aussi pour soutenir le groupe anglais le plus cool de l’ère post Beatles.  Les 4 (+1) garçons dans le vent sont apparus  entre mer et Negresco,  au son de « Non, je ne regrette rien d’Edith Piaf« ,  dans une forme plutôt éblouissante (Pete avait même remonté la promenade à pied depuis son hôtel pour arriver pile à l’heure du concert).Le reste est digne d’entrer dans l’Histoire du rock à Nice,  avec un set centré sur le deuxième album (The Libertines, 2004),  dont les tubes ont déchainé des pogos comme on n’en avait plus vu par ici depuis 1983. Citant Cure (« The Stranger« ) et les White Stripes (« 7 Army Nation« ), Doherty a assuré plus que sa part au chant, tandis que Carl alternait guitare et piano avec son tranchant habituel. Etonnament bons, le son et la cohésion du groupe se sont un peu gâtés au rappel, mais l’énergie compensait largement la justesse. 1h30 de pur bonheur brit-rock !

Daho Show à Nice

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Par Philippe Dupuy

Après quelques semaines de pause et trois jours de répétitions intensives à Nikaia,  Etienne Daho a lancé le 11 mai la prolongation de sa première tournée XXL, celle de l’album Tirer la nuit sur les étoiles. Un  show digne de Las Vegas,   dans lequel Daho joue les crooners pop en costume pailleté,  accompagné de ses musiciens habituels et d’un quatuor à corde,  dans une scénographie pharaonique signée Mathématic Studio. Le groupe est placé au centre d’un cube de lumières,  qui fait office tout à la fois d’écrans, de décors et de light show. Le rendu est époustouflant. Pour cette reprise, soigneusement travaillée, le son était parfait (le meilleur qu’on ait entendu à Nikaia) et la voix du chanteur bien en place. Plus à l’aise qu’à l’accoutumée sur scène, dans ce show qui balaie toute sa carrière en deux heures sur des arrangements electro rock dignes de Depeche Mode, Daho assume son statut d’idole et introduit les chansons par quelques souvenirs, comme ses rencontres avec Jeanne Moreau ou Gainsbourg. Sur Tirer la nuit sur les étoiles, Vanessa Paradis le rejoint sur scène sous la forme d’une projection géante, dans laquelle elle fait une danse des voiles en chantant sa partie. Le spectacle est magnifique, sans doute le plus beau de la carrière d’Etienne Daho. Un parfait dosage de tubes et d’émotion dans un splendide écrin de lumières.

 

Bootleg Beatles à Nice

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Par la rédaction

Après The Analogues, on a découvert un nouveau tribute Beatles au Palais Nikaia. Formés en 1980 à Londres,  les Beatles Bootleg jouent à fond la ressemblance physique et vocale avec leurs modèles. Jusque dans les adresses au public,  au cours desquelles ils se présentent comme Paul, John, Ringo ou George et adoptent l’accent de Liverpool. Pour chaque période, ils portent aussi les costumes et les coupes de cheveux des Fab Four à l’époque.  Le show est un vrai spectacle-hommage-feelgood, qui balaie la carrière des Beatles des débuts à la Cavern jusqu’à Abbey Road,  avec des projections de vidéos d’actualités qui replacent les chansons dans leur contexte de l’époque. Musicalement, c’est extrêmement fidèle aux arrangements originaux, avec dans la deuxième partie du spectacle, un orchestre à cordes et des cuivres, soit 8 musiciens supplémentaires.  Comme les harmonies vocales sont quasi parfaites,  il n’est même pas nécessaire de fermer les yeux pour croire voir et entendre les vrais Beatles. Comme nous, les spectateurs de Nikaia en sont sortis bluffés et ravis.