Événement

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Victoires de la Musique 2018

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Nouveau décor, nouvelle présentatrice, nouveau réalisateur et… nouvelles têtes ! Un vent de dégagisme a soufflé sur les Victoires de la Musique, décernées  cette année  depuis  la Seine Musicale, nouvelle salle parisienne, fraîchement inaugurée. La cérémonie s’est ouverte sur un bel hommage à Johnny Hallyday, avec “Requiem pour un fou” , interprété en duo par Slimane et Florent Pagny avec l’orchestre de Johnny. Vêtue d’un sac à sapin, Daphné Bürki s’est donné beaucoup de mal pour être drôle (souvent en dessous de la ceinture), faire bouger la salle (peine perdue) et pallier aux pannes techniques, alors que le président de l’édition, Sting, très élégant en costume trois pièces, n’a eu besoin que de quelques mots en français pour mettre l’assistance dans sa poche. Mais une fois son duo promo avec Shaggy expédié,  on ne l’a plus revu.  Les autres numéros musicaux (Louane dans un hommage facile à France Gall, Soprano, Big Flo et Oli, Bernard Lavilliers, Brigitte, Matthieu Chedid qui a mis le feu avec sa bande de musiciens africains, l’envoûtante Fishbach… ) se sont ensuite succédé entre deux remises de Victoires. La première est allée à la troupe de LamoMali (Matthieu Chedid et Cie) en catégorie « album musiques du monde », la seconde à Shaka Ponk pour l’album rock (The Evol’) . Le groupe qui jouait à Marseille, a  fêté  ça le lendemain à Nikaia avec le show électrique du Monkadelic Tour.  En son absence, la première sensation de la soirée a été Eddy de Preto (voir vidéo). Un jeune chanteur-rappeur au look d’albinos et au style convulsif, dont le premier album n’est pas encore sorti qu’il est déjà la révélation de l’année. Toujours aussi perchée, Camille, déguisée en chaperon rouge, a prouvé qu’elle méritait sa Victoire du concert de l’année, soufflée à la barbe du favori Julien Doré.

Avec trois nominations, Orelsan, toujours aussi intense sur scène, faisait figure de grand favori. Le rappeur de 35 ans, originaire de Caen, dont le nouvel album, La fête est finie, a cartonné avec plus de 350 000 ventes, était nommé dans trois catégories : « artiste de l’année », « musiques urbaines » et « création audiovisuelle » (clip vidéo). Il fait carton plein, alors que ses confrères rappeurs toulousains BigFlo et Oli emportent la « chanson de l’année », confirmant la suprématie des « musiques urbaines » sur les Victoires 2018.  Le rap et l’électro infusent désormais toutes les catégories des Victoires : Eddy de Preto et Gael Faye (« révélation scène ») peuvent largement s’en revendiquer, de même que Petit Biscuit et bien sûr MC Solaar, dont la Victoire dans la catégorie « album de chansons » confirme une évidence : le rap est en train de devenir la nouvelle chanson française.
La cérémonie des Victoires 2018 a ainsi consacré l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes. Bernard Lavilliers et Catherine Ringer étant les seuls « vétérans » rescapés d’une sélection au sein de laquelle Charlotte Gainsbourg (« artiste féminine » de l’année) et MC Solaar faisaient figure d’ancêtres. Même Etienne Daho, pourtant auteur d’un superbe nouvel album (Blitz), avait été recalé de la sélection au profit des Brigitte, Louane, Julien Doré, Albin de la Simone, Aliose, Gauvain Sers, Fishbach, Kyo et autres Juliette Armanet (« album révélation »).  Il s’est consolé avec une « Victoire d’honneur» attribuée pour l’ensemble de sa carrière et remise par Charlotte Gainsbourg qui lui a fait un très joli compliment, plein de tendresse et d’émotion. Des sentiments qui ont souvent manqué lors de cette soirée au long cours (plus de trois heures).

Shaka Ponk à Nice

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Récompensé la veille d’une Victoire de l’album rock de l’année pour son dernier effort Evol’, Shaka Ponk a fait honneur à son titre pour son deuxième passage à Nikaia,  avec un show survolté  qui a électrisé 5000 spectateurs en furie. Une orgie de décibels, de vidéos,  de lasers  et de danses tribales, dont un des climax  restera  cette version de Smells Like Teen Spirit de Nirvana,  démarrée piano-piano et finie en folie derrière la régie son,  où les chanteurs Frah et Sam ont pris un bain de foule et fait un million de selfies. Avec en première partie le duo electro pop Alb, ce concert ultra jouissif restera dans les annales de Nikaïa.

 

R.I.P Johnny Hallyday (1943-2017)

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Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017.  Prévenu, semble-t-il, directement par Laeticia Hallyday, le président de la République Emmanuel Macron a été le premier à publier une réaction dans laquelle il constate: «On a tous quelque chose de Johnny». Bien qu’attendue depuis l’annonce de son cancer du poumon et sa récente hospitalisation pour «insuffisance respiratoire», la mort de Johnny Hallyday a provoqué la stupeur dans tout le pays et suscité une immense vague d’émotion. C’est aussi Laeticia Hallyday qui l’a annoncée aux premières heures du matin dans un communiqué extrêmement touchant: «Johnny Hallyday est parti. Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017. J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Mon homme n’est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. Jusqu’au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Mon homme n’est plus. Le papa de nos deux petites filles, Jade et Joy, est parti. Le papa de Laura et David a fermé ses yeux. Ses yeux bleus qui illumineront encore et encore notre maison, et nos âmes». Depuis, les hommages se succèdent venus de tous les horizons et même de cette Amérique qui fit rêver le jeune Jean-Philippe au point de le pousser sur scène et sur les plateaux de cinéma pour imiter ses idoles Elvis Presley et James Dean. Pour le New York Times et le magazine Variety, c’est le «French Elvis» qui a disparu.
Johnny avait révélé au mois de mars 2017  être atteint d’un cancer du poumon. À 74 ans, alors qu’il venait à peine de terminer sa dernière tournée, il avait pourtant accepté de reformer, avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell,  Les Vieilles Canailles pour de nouveaux concerts. Malgré la maladie et un traitement très lourd, il avait assuré bravement tous les concerts, en juin et juillet derniers, sans en annuler aucun. Un nouvel album et une tournée étaient même annoncés pour 2018-2019.Mais depuis quelques semaines, son état de santé donnait des signes alarmants de dégradation. Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 novembre, victime d’une insuffisance respiratoire, il était hospitalisé d’urgence et le défilé de ses proches à son chevet faisait craindre le pire.De fait, Læticia leur aurait alors confié que «la guerre était perdue» et que l’idole n’avait plus que quelques jours à vivre. Depuis son retour à son domicile de Marnes-la-Coquette le samedi 18 novembre, les fans espéraient pourtant que leur idole aille mieux et finisse même par se rétablir, comme il l’avait fait en 2009 alors que les nécrologies étaient prêtes à imprimer. N’avait-il pas décrété au début de sa maladie un salutaire «Fuck le cancer»? Mais même ce survivant de tous les excès n’a pas pu gagner cette bataille-là. Pour les générations de Français qui l’ont toujours connu et ont suivi en direct pendant plus d’un demi-siècle les moindres péripéties de sa vie privée et professionnelle, il va falloir apprendre à vivre dans un monde sans Johnny. Avec sa disparition, c’est toute une page de notre histoire commune qui se tourne. Ses funérailles ont pris l’ampleur d’un hommage national réunissant sur les Champs Elysées et près de l’église de la Madeleine près d’un million de personnes. Seul Victor Hugo en avait réuni autant aux siennes.

Julien Doré à Nice

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Julien Doré   était de retour le 7 décembre à  Nice  pour un nouveau concert enfiévré dont il a le secret. 6000 spectateurs , en majorité des spectatrices,  l’attendaient et lui ont fait un nouveau triomphe à Nikaia . Le chanteur a composé et enregistré les chansons de l’album, & (prononcer “Esperluette”), à Saint-Martin-Vésubie, où, enfant, il passait ses vacances dans le chalet de sa grand-mère. Il nous a raconté ce retour au(x) sommet(s)

Quelle est l’histoire de ce chalet de Saint-Martin-Vésubie ?
Mes grands parents sont d’origine italienne. Ils sont arrivés en France en passant par Gènes et se sont arrêtés dans les Alpes-Maritimes. Ce chalet, qui appartient à ma grand-mère paternelle, pas très loin de la frontière italienne, est un peu le symbole de leur passage en France. La famille des deux côtés des Alpes pouvait s’y retrouver pour les vacances. J’y suis venu hiver comme été pour les vacances scolaires, jusqu’à mon adolescence, puis plus du tout. Cela faisait une bonne quinzaine d’années que je n’y étais pas retourné. Le lac de la Madone, La Colmiane, la station de ski, la rivière, j’ai tout retrouvé intact. Sans nostalgie, mais avec le sentiment d’un point d’ancrage familial très fort.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’y revenir ?
Quand elle passait me voir en concert, ma grand-mère me disait souvent que je devrais aller m’y reposer, que ce serait un bon endroit pour composer. Elle invitait aussi mes musiciens à y aller… Après la tournée de Love, je m’en suis souvenu et je me suis dit que ce serait une bonne idée de passer quelque temps là-bas. Quand une tournée s’arrête, c’est comme un gouffre qui s’ouvre devant vous. On vit tellement d’émotions pendant un an et demi avec ses musiciens, son équipe et le public chaque soir, que se retrouver soudain seul avec soi-même n’est pas forcément facile. J’avais un peu peur de me retrouver tout seul à Paris et je me disais que je pourrais y digérer tous ces jolis souvenirs d’une belle façon. Je ne savais pas que ça ferait aussi naître des chansons. Après les attentats de novembre à Paris, la lumière s’est éteinte. C’est devenu une évidence que c’était là que je la retrouverais.

Comment s’est effectué l’enregistrement?
J’ai commencé par monter un piano pour voir si ça m’inspirerait d’être entouré de ces montagnes et de cette nature.Comme ça venait bien, j’ai fait venir les musiciens. Finalement tout l’album a été composé et enregistré dans le chalet, sur presqu’un an, en différents séjours, suivant le cycle des saisons. C’était la première fois que je travaillais de cette manière. D’habitude, on s’enferme en studio pendant trois semaines.Là, j’avais un espace magique où je pouvais rester aussi longtemps que je voulais, tout était ouvert, il n’y avait rien d’aseptisé, c’était simple et ça me faisait du bien. En plus j’ai fait des rencontres formidables là-haut.

Les lieux semblent avoir une fonction importante dans votre inspiration.Après «Paris Seychelles», il y a sur l’album une chanson intitulée «Porto-Vecchio»
Oui et «Beyrouth Plage» aussi.La notion de voyage, quand on écrit une chanson, est essentielle. On pose une barque sur une rivière et on la laisse filer.On ne contrôle pas la destination, Dans les chansons que j’écris, il y a l’idée d’embarquer ensemble vers une destination que je ne fige pas pour laisser à celui qui les écoute la possibilité de se les approprier, d’en faire une chose à lui. J’ai découvert la Corse grâce au succès de l’album précédent et à la tournée qui a suivi.Je n’y avais jamais été et j’ai découvert un territoire magnifique, qui mêle mer et montagne, un équilibre entre la ville et la nature, une façon de préserver la nature, un accueil surtout… «Porto-Vecchio» vient de là.

Pourquoi ce titre: «&»?
Il se prononce «esperluette», je trouve le mot joli. Au-delà de ça, il permet de laisser les choses ouvertes.«&», c’est à la fois une ouverture et un lien. J’ai de plus en plus conscience d’un lien fort avec les gens qui aiment mes chansons.Et en même temps, je trouve très important de laisser les choses ouvertes. J’ai beaucoup de mal avec l’idée d’une proposition artistique figée, verrouillée. Le concept de la pochette suggère aussi une fenêtre sur un univers ouvert, avec des images qu’on peut changer en fonction de l’humeur du moment.

Cette ouverture passe aussi par le partage.Il y a encore un duo sur cet album…
Oui, avec Juliette Armanet sur «Corail».Je l’ai rencontrée sur ma précédente tournée, où elle faisait mes premières parties.Elle écrit de très belles chansons, qu’elle chante avec une voix intemporelle. C’est essentiel pour moi de garder la trace d’une rencontre importante avec un autre artiste.Il y en a dans chacun de mes disques: Arno sur le premier album, Françoise Hardy sur le second, Micky Green sur Love, Brigitte…

Et Pamela Anderson dans le clip du Lac!
Oui, c’est une autre forme de duo. Né d’une idée un peu folle.Pour ce clip, je voulais l’incarnation iconique du féminin.Je me suis demandé qu’elle était l’icône générationnelle qui pouvait toucher à la fois le charnel, le maternel et l’affectif.Pamela Anderson, c’est un symbole qui rejoint mon enfance (j’avais 8-9 ans quand elle jouait dans Alerte à Malibu) et aujourd’hui on la redécouvre dans le combat d’une femme de 40 ans, qui a pris un virage de vie absolument courageux. C’était une jolie idée de se rencontrer et de se dire qu’on partageait ça. Ça s’est fait très simplement.Elle a été merveilleuse…

Les événements dramatiques de l’année ne semblent pas avoir laissé de traces sur l’album. C’est voulu?
Chacun a sa manière de vivre avec ça. D’une manière générale, ce n’est pas l ‘actualité qui déclenche mon écriture et cet album n’est clairement pas un disque post-attentats.Je ne veux pas faire de mélanges ou jouer sur les bons sentiments.Mais bien sûr qu’en tant qu’homme je me suis posé la question de savoir si monter sur scène avait encore un sens après ça. Qu’on soit artiste ou pas, on doit vivre avec cette réalité.Ma réponse c’est que l’art, la littérature, le cinéma, la musique, c’est important. Ça nous aide à aspirer à mieux, au beau.Ce n’est pas rien. Quand je monte sur scène, des gens viennent me voir.C’est important de continuer, d’être là pour eux.

Comment vivez-vous le succès que vous a apporté Love et que ce nouvel album a encore multiplié ?
Comme une bénédiction et un encouragement à occuper pleinement la liberté qui m’est donnée de créer. Ma façon de ne pas me sentir assis et poussiéreux, c’est de faire de chaque album une nouvelle aventure créative.Le jour où ça ne sera plus vital à ce point pour moi, où j’aurais le sentiment de trahir le privilège qui m’est octroyé, je ferai autre chose. De la musique pour d’autres, des clips, du cinéma, ou totalement autre chose. J’achèterai une maison dans les Cévennes et je m’occuperai de mes enfants et des animaux. Pour cet album-là, je ne pouvais pas plus donner de ce que je suis et de ce que j’ai envie de partager.

Johnny: son dernier concert à Nice

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C’est au palais Nikaïa que Johnny Hallyday avait choisi de préparer et de lancer sa dernière tournée : le Rester Vivant Tour. On y était…

Rester Vivant Tour : l’intitulé fit d’abord couler pas mal d’encre virtuelle sur les réseaux sociaux toujours prompts à se moquer. Mais en 2015, Johnny avait une fois de plus fait ravaler leur morgue à tous ses contempteurs. Le Taulier tenait une forme impériale et la tournée qu’il était venu préparer et lancer à Nice, les 2 et 3 octobre 2015, fut l’une des plus réussies de sa carrière avec 90 concerts dans toute la France, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, jusqu’en juillet 2016. Infatigable, Johnny voulait aller partout.

Avec ses trois guitaristes et sa section de cuivres, le dernier groupe qui l’a accompagné était l’un des meilleurs qu’il ait jamais eu. Pendant les répétitions du nouveau spectacle à Nikaia, auxquelles nous avions eu la chance d’assister aux côtés de Laeticia, de Sebastien Farran son manager et de Pierre Alexandre Vertadier, le producteur de la tournée, la cohésion et la puissance de cet ensemble (15 musiciens et choristes) nous avaient encore bluffés. Musicalement, la venue de l’ex-FFF Yarol Poupaud, à la direction musicale et à la guitare lead, était la meilleure chose qui pouvait arriver au répertoire de Johnny, qu’il tirait vers le rock et le Rhythm and Blues, en écartant les dernières scories variétoche qui l’encombraient encore. Les chansons du nouvel album, prenaient en live une nouvelle dimension, notamment « Rester vivant », qui ouvrait le show et « Au café de l’avenir ». Les plus anciens titres et les reprises en anglais, joués sur une scène avancée au milieu de la fosse, étaient orientés rockabilly: une voie que le chanteur souhaitait explorer en studio pour ses prochains disques.

Pour cette tournée, Johnny était allé puiser si loin dans son répertoire qu’à quelques heures de la première, il avouait ne pas encore totalement maîtriser tous les morceaux. Pendant les répétitions, qui s’enchaînaient sur la scène du Palais Nikaïa, on le vit arpenter la scène en tee-shirt et jean noir, lunettes de soleil et teint bronzé, sourire aux lèvres, visiblement aux anges. Depuis la salle vide, on l’observait procéder aux derniers réglages avec ses musiciens, posant sa voix sans forcer, demandant aux musiciens de modifier une mesure, râlant quand le son des retours n’était pas assez fort, puis allumant une clope pour laisser tomber la pression… Entre deux chansons, Yarol Poupaud lui rappelait les détails de mise en scène (« Là tu descends sur l’avant-scène, là tu reviens pour le final… ») qu’il écoutait religieusement et s’attachait ensuite à suivre le plus fidèlement possible.
Un exemple d’humilité et de professionnalisme.

Derrière la régie son, Laeticia, toujours fan N°1 de son homme, filmait et photographiait tout, pour lui montrer ensuite ce que ça donnait, vu de la salle. Au mois de juillet à Monaco, où le Taulier achevait sa tournée des festivals, Pierre Alexandre Vertadier nous avait promis un spectacle « gigantesque »: il n’avait pas exagéré. La scène, surmontée d’une tête de mort géante (et mobile) dans laquelle Johnny faisait son entrée, était énorme. Le système d’écrans mobiles, utilisé pour la première fois sur cette tournée, lui donnait une profondeur incroyable.Les écrans passaient du fond de scène, aux côtés et au plafond, sans que jamais la machinerie ne soit visible, comme s’ils volaient. Les rampes de lumières disposées devant, derrière, au dessus et sur les côtés, faisaient le reste avec des effets magnifiques. Paraissant minuscule dans ce décor monumental, le groupe semblait jouer dans une boîte à musique géante, animée et éclairée comme un 14 juillet.  C’est la dernière image que l’on gardera de Johnny sur scène. Une apothéose !

IAM à Nice

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(Photos GJ2L)

Après leur set incendiaire en juillet dernier au Nice Jazz Festival, où ils avaient donné la primeur des titres de leur nouvel album Rêvolution, les Marseillais d’IAM sont revenus  à Nice (Nikaïa), le 14 novembre,  pour célébrer, cette fois,  le 20 e anniversaire de leur opus majeur L’Ecole du Micro d’Argent. Paru en 1997, L’Ecole est aujourd’hui considéré comme la pierre angulaire du rap français. Vendu à plus d’1,6 millions d’exemplaires à sa sortie, réédité plusieurs fois depuis (dernière version en triple CD), L’Ecole du Micro d’Argent et ses tubes («Demain c’est loin», «Petit frère», «l’Empire du côté obscur», “Nés sous la même étoile”…) constituent l’ossature du nouveau spectacle, inauguré à Amneville (voir vidéo)  et avec lequel IAM a mis le feu à Nice  devant un Nikaia plein comme un Coeur et en surchauffe .  Nice, où les rappeurs marseillais aiment décidément beaucoup se produire,  était une des premières villes à accueillir la tournée et son spectacle impressionnant. L’album n’a pas pris une ride et c’est à croire que la bande à Akhenaton non plus.

Ice DJ Festival

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Pour la nouvelle saison de ski,  Nice-Matin, la métropole Nice Côte d’Azur et NRJ organisent, cette année encore,  le Ice Dj, un festival itinérant dans  les stations des Alpes Maritimes. Le lancement a eu  lieu comme l’an dernier à Nice, jeudi 9 novembre au Palais Nikaia, avec une soirée de projection et de musique electroEn première partie de soirée, était projeté Sweet and Sour, un film de Richard Permin sur les glisses les plus extrêmes. Symbole de toute une génération de riders, Permin était sur scène pour  présenter son film. Place ensuite aux DJ sets  avec Martin Solveig  et  Kungs, jeune prodige toulonnais de l’électro, qui ont enflammé le dance floor.   Mike Panama et Oriska, nommée Meilleure DJ féminin en 2013 lors de la cérémonie des NRJ DJ Awards, avaient il est vrai déjà bien chauffé la salle. Les prochaines soirées  auront lieu au pied des pistes. Programme complet sur le site de l’événement.

 

 

Michel Sardou à Nice

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Adieu ou au revoir ? La question reste posée. Après avoir annoncé son retour à la chanson, Michel Sardou s’est un peu ravisé et a précisé que ce serait seulement pour un dernier album et une dernière tournée. Il l’a d’ailleurs baptisée « La Dernière Danse ». Entamée au début du mois, elle passait le 19 octobre à  Nice6000 fidèles attendaient le chanteur de La Maladie d’amour pour lui dire…Quoi au fait ? Pas « adieu » puisque le programme indique que « ce n’est pas une tournée d’adieux, mais de remerciements ».Au revoir alors ? Pas sûr, non plus. D’Aznavour à  Eddy Mitchell, nombreux sont ses collègues qui nous ont fait le coup des adieux à répétition. Mais Sardou ? Pas son genre de revenir sur sa parole…  Disons Salut alors, puisque c’est le titre qu’a, assez ironiquement , choisi Sardou pour ouvrir le bal. Smocking noir, chemise blanche, nœud pap’ défait (« à la Sinatra »), le chanteur apparaît dans un décor d’une belle sobriété. Les 32 musiciens (dont 15 violons) suffisent à meubler une scène ovale, superbement éclairée et fermée par un écran géant. Avant l’entrée en scène,  un film retrace son parcours, jalonné de succès et de polémiques. La Java de Broadway, Vladimir Ilitch et Les Vieux Mariés s’enchaînent. Sardou parait en bonne forme physique, sa voix est revenue, après les opérations, mais pas complètement. On sent qu’il force plus qu’il ne le voudrait et parfois le souffle lui manque. A mi-concert, la cavalcade verbale de Femme des années 80 l’épuise : il jette l’éponge avant la fin et s’en excuse. Le public ne lui en veut pas et le soutien. Les moments forts ne manquent pas dans un show en forme de best of.  Il reprend L’Aigle noir en hommage à Barbara, dédie Il était là à son père Fernand, refait le sketch des talonnettes avec la voix de sa mère sur My Way et donne une trés jolie version jazz new orleans des Ricains avec son complice de toujours Pierre Billon à la guitare. En chantant et La Maladie d’amour emportent tout, avant le final sur Musulmanes et Les Lacs du Connemara. Alors,  on lui dit adieu, au revoir ou salut ? Plutôt ciao. Et merci !
 
  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

Ph: Guido Cantini  /  Panerai
  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

Ph: Guido Cantini  /  Panerai
  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

Ph: Guido Cantini  /  Panerai
  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

Ph: Guido Cantini  /  Panerai

Régates Royales 2017 à Cannes

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(Photos Guido Cantini/Panerai)

À peine le Festival de la Plaisance achevé, Cannes a accueilli les gréements auriques, goélettes, cotres, sloops, yawls, Class J, monotypes du siècle dernier, 12mJI et autres 5mJI des 39e Régates Royales. Du 23 au 30 septembre, les courses se sont déroulées  au large des îles de Lérins pour une flotte répartie en huit catégories selon la taille, l’âge, le gréement des voiliers. Un rassemblement exceptionnel puisque les plus grands et les plus célèbres yachts du siècle dernier ,  tels le majestueux Elena of London (55m, plan Nathanaël Herreshoff construit en 2009), Cambria (40m, plan William Fife construit en 1928), Sunshine (38m, plan William Fife Junior construit en 2003), Aschanti IV (34,67m, plan Henry Gruber construit en 1954), les deuxMoonbeam of Fife (30m, plan William Fife construit en 1903) et Moonbeam IV (35m, plan William Fife construit en 1914) ou les 15mJI Mariska (27,00m, plan William Fife construit en 1908) et Tuiga (23,18m, plan William Fife construit en 1909) étaient inscrits. Et comme chaque automne, les Dragon ont rallié la rade de Cannes pour l’un des plus beaux rassemblements de la série avec  cette année, plus de quarante-cinq équipages représentant douze nations. Une semaine durant le spectacle était sur l’eau mais aussi à quai…

Binoche-Barbara à Antibes

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(Photo Christophe Raynaud de Lage) 

Après Depardieu sur scène et Jeanne Balibar au cinéma, Juliette Binoche s’attaque, à son tour, au mythe Barbara. On ne l ’attendait pas forcément là, pourtant  l’actrice se glisse tout en délicatesse dans les mots de la longue dame brune pour un récital poétique, musical et parlé. Avec un accompagnateur d’exception : le pianiste Alexandre Tharaud. La comédienne dit les textes du bout des lèvres et nous l’entendons du bout du coeur. Le pianiste qui a eu l’occasion plusieurs fois par le passé de rendre hommage à l’idole de sa jeunesse continue d’oeuvrer pour la mémoire de la chanteuse de minuit. Le spectacle, créé en Avignon cet été, a été ovationné. Juliette Binoche et Alexandre Tharaud l’ont présenté les 10 et 11 octobre à Anthéa Antibes. Vingt ans après sa disparition, Barbara ne nous quitte toujours pas. L’Aigle Noir fait aussi l’objet d’une grande exposition à la Philharmonie de Paris

 

 

Depardieu/Barbara à Monaco

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(Photos SBM © Philip Ducap Fine Art Photography) 

C’était le rendez vous le plus prestigieux et le plus exclusif de l’été : Depardieu chante Barbara sous les ors de l’opéra de Monte Carlo. Aux Bouffes du Nord à Paris, cet hiver, le spectacle a fait salle comble neuf soirs de suite. A Monaco, après l’annulation d’une des deux dates prévues (officiellement pour « raisons liées à l’agenda de l’artiste»), alors que le spectacle ne sera joué nulle part ailleurs avant sa reprise, en novembre à Paris au Cirque d’hiver,  les 500 places de la salle Garnier ont eu du mal à trouver preneurs. Comprenne qui pourra… A l’heure dite en tout cas, il apparaît sur scène, ogre en chemisette et mocassins bleus, une main trouvant appui sur le piano de l’autre Gérard, Daguerre, qui accompagna Barbara de 1980 à sa mort. Leur complicité est évidente. Dans le halo de lumière blanche qui les réunit, l’un dit les mots de Barbara et les chante (plus qu’il ne le fait sur l’album), l’autre l’accompagne, à l’écoute de ses moindres  intonations. C’est quand la voix se fait la plus douce, presqu’un murmure, que l’émotion est la plus grande. «Ô mes théâtres », « Emmène moi », «  Marienbad » , « La petite cantate », premier sommet d’émotion,  « Perlimpinpin », « Drouot », « La Solitude », « A Force de », « Sid’amour à mort » déchirante, « Götingen » intemporelle… Ces chansons immortelles,  Depardieu les transcende, tonne et susurre,   passe de l’une à l’autre, appuyé au  piano ou au dossier d’une  chaise, dont il fera peu d’usage, accompagnant les textes de petits gestes de la main ou d’une simple avancée de son corps de géant. Faisant siens les mots de Barbara jusqu’au trouble. Quand il dit « On est étrange quand on est différent »,  est-ce de lui ou bien d’elle ? Épatante idée, en tout cas, que de la citer dans les intervalles entre les chansons, pour s’adresser au public. Qui d’autre pourrait prétendre, avec un corps pareil « Je suis une femme qui chante », sans sombrer dans le ridicule ? Personne. Lorsque, redevenu l’immense acteur qu’il peut-être, Depardieu déclame « chanter , c’est mon poison et ma médecine » , le public entend « jouer » à la place de « chanter »… Magnifique spectacle, magnifique soirée !  Tant pis pour ceux qui l’ont boudée.  

Céline Dion à Nice

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Il y avait pourtant Sting à Juan les Pins et IAM, place Massena… Mais la reine du jour (et de l’été), c’était bien elle: Céline Dion. Presque dix ans qu’elle n’était plus venue chanter à Nice et vingt qu’elle n’avait pas fait une vraie tournée en France. C’est peu dire qu’elle était attendue. L’imitatrice Véronique Dicaire, qui assure vaillamment la première partie, avait à peine terminé «I Will Always Love You» en version Céline, que les 32000 spectateurs de l’Allianz Riviera scandaient déjà son nom: «Céline! Céline! Céline!». Comme chaque soir depuis le début de sa tournée, la chanteuse a fait son entrée en pantalon noir et veste argentée sur «Rendez vous dans un autre monde» (voir vidéo). Silhouette élégante et gracile, mais voix déjà bien assurée. Elle tiendra tout le concert à ce niveau, grimpant dans les aigus et poussant les notes les plus difficiles sans jamais faillir. Crinière blonde et poses de rockeuse: on retrouve d’emblée la performeuse de toujours. Céline, c’est un peu Johnny au féminin. Une bête de stades !
Derrière elle, l’orchestre composé d’une quinzaine de musiciens et trois choristes, assure en mode rock’n’roll. Ça fait du bruit, mais l’enceinte de l’Allianz Riviera encaisse très bien les décibels. Pour son premier mega -concert, le nouveau stade de Nice a donné toute satisfaction, question acoustique et visibilité (en dehors de certaines places sur les tribunes latérales, vraiment trop décalées par rapport à la scène). Le spectacle était de toute beauté. Pourtant, l’immense scène de 52 mètres sur 20 paraissait presque dépouillée avant le show. Pas de décor, ni d’effets spéciaux comme à Las Vegas : juste de superbes lumières, quelques projections vidéo, Céline, ses musiciens et ses chansons. Et ça suffit amplement ! Les titres du nouvel album ( « Encore un soir », « L’étoile », « Si c‘était à refaire » « A vous » ) passent fort bien la rampe du live. Avant d’introduire «Encore un soir», la chanteuse quebecoise a tenu à s’adresser au public niçois: « Il était hors de question de ne pas s’arrêter à Nice, confia-t-elle, la main sur le cœur et l’émotion à fleur de peau.L’an dernier, nous étions de tout cœur avec vous.Ensemble, ce soir, nous allons célébrer la vie, la musique et le plaisir de se retrouver.Mais nous penserons aussi à ceux qui nous ont quitté.Je vous aime!».

(Photo Frantz Bouton/NiceMatin.fr)

Le reste ? Une longue série de tubes (« On ne change pas » , « Je t’aime encore » , « Zora sourit », « Si c’était à refaire » , «S’il suffisait d’aimer» , «Ziggy»… ) interprétés avec force, conviction et générosité , souvent repris en chœur par la foule. Avec un intermède sexy sur «Le Ballet» au cours duquel la chanteuse apparaît dans une combinaison en dentelles noires ultramoulante et chante dans toutes les positions,  en corps à corps langoureux avec un danseur… La température grimpe d’un coup de plusieurs degrés dans le stade. Tant pis pour les prudes qui trouvent le numéro déplacé «à son âge…». Céline et ses 49 ans triomphants, n’en ont cure. Elle enfile une cape noire façon Catwoman et se lance dans sa première chanson en anglais « Because You Loved Me ». Elle sera suivie de plusieurs autres, avec un final endiablé de reprises d’Ike et Tina Turner («River Deep Mountain High») , QueenThe Show must go on» à faire trembler les murs du stade) et de Michael Jackson. Sur « Black or White» , séquence familiale à l’écran: René Charles Jr vient rapper pendant que sa mère chante et ses frères, Nelson et Eddy font les danseurs. Le public en chavire de bonheur. Mais l’émotion est à son comble quand elle réapparait au rappel, portant le tee-shirt des Anges de la Prom. La chanteuse traverse alors la foule pour rejoindre une nacelle dans laquelle elle grimpe avec son guitariste pour chanter « Pour que tu m’aimes encore» au dessus du public. Elle s’en va en disant merci, mais c’est Nice qui la remercie. Quel show !

Cannes : Jumping 2017

Événement|

Etape française du très prestigieux Longines Global Champions Tour, le jumping de Cannes s’est tenu  du  jeudi 8 juin au  samedi 10 juin, au stade des Hespérides de Cannes. Il a beau être le plus glamour et le plus people des rendez vous hippiques français, le jumping de Cannes n’en reste pas moins un événement sportif de premier plan, qui accueille chaque année  les meilleurs cavaliers. Il constitue l’une des 15 étapes de la Global Champions League, une toute nouvelle compétition qui réunit pour la première fois dans l’histoire du saut d’obstacles, les meilleurs cavaliers au monde par équipe. Ce concept révolutionnaire offre  des batailles tactiques fascinantes et des rivalités féroces. Composées de quatre à cinq couples, les équipes comprennent au maximum deux cavaliers du Top trente mondial et au minimum un cavalier de moins de 25 ans puisque le circuit mise sur les jeunes talents. Deux cavaliers sont choisis sur chaque étape du Longines Global Champions Tour pour  affronter  leur rivaux sur une épreuve à 1m50 /1m55.

  • Depeche Mode - concert in Berlin

Depeche Mode à Nice

Événement|

 

Depeche Mode jouait à Nice le 12 mai dans le cadre de sa tournée mondiale, en support de l’album Spirit paru début mars. Pile quatre  ans après  avoir fait escale au Palais Nikaia pour le Delta Machine Tour, en mai 2013,  le groupe anglais, donnait le premier concert français du Global Spirit Tour au stade Charles Ehrmann,   avant de jouer à Lille (29 mai) et Paris (Stade de France le 1er juillet). Suivant de près la sortie de l’album,  qui figure parmi les réussites récentes du groupe avec des titres rappelant la grande époque de Violator et Songs of Faith and Devotion, le  Global Spirit Tour verra Dave Gahan, Martin Gore et Andy Fletcher jouer devant plus d’un million et demi de fans dans 32 villes de 21 pays à travers l’Europe. A Nice, le groupe s’est produit devant 20 000 personnes,  dans une ambiance un peu fraîche au début,  mais ça s’est nettement réchauffé à partir d'”Everything Count“. Les titres phares du nouvel album “Going Backwards” , “Where’s the Revolution” et “Come to Me” passent parfaitement la rampe du live et s’ajoutent aux classiques du groupe (“Walking in my Shoes” moyen, “Personnal Jesus” en final). Son très correct, belle scénographie, Dave Gahan toujours au top question voix et physique, bonne cohésion du trio avec ses musiciens additionnels, pas de pluie (l’attente a été humide pour les fans) , jolie reprise de “Heroes” en hommage à David BowieIl ne manquait, en somme, qu’un peu plus d’ambiance pour que le concert soit vraiment mémorable.

Jane Birkin à Monaco

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A la suite du tremblement de terre et de la catastrophe nucléaire de Fukushima, Jane Birkin s’était rendue au Japon pour participer à un concert de soutien aux victimes. C’est à cette occasion qu’elle a rencontré Nobuyuki Nakajima qui arrangera les chansons de Gainsbourg pour une tournée hommage des 20 ans de sa disparition, Serge et Jane VIA JAPAN . Ces versions symphoniques sont désormais réunies dans un album magnifique :Birkin-Gainsbourg, le symphonique (Parlophone). Jane les a chantées le 11 mai 2017, à l’Opéra Garnier Monte-Carlo, accompagnée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo,  pour un concert à guichets fermés, qui laissera un très beau souvenir. Un de plus pour cette salle magnifique, où Lana Del Rey et  Marianne Faithfull (pour ne citer qu’elles) ont chanté.