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Euro Festival à Grimaud

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La 12e édition de l’Euro Festival Harley-Davidson s’est tenue à Grimaud, dans le Golfe de Saint-Tropez du 7 au 10 juin. Ce fut  l’occasion pour des millliers de fans de motos de découvrir les derniers modèles de la gamme Harley-Davidson mais aussi  de profiter d’un programme musical exceptionnel. Les groupes se sont succédés sur la scène de la plage des Prairies de la mer pendant trois jours,  avec en têtes d’affiche le vétéran du pub rock  Little Bob et ses Blues Bastards  et  les légendaires Simple Minds. Le groupe de Jim Kerr donnait  à cette occasion son unique concert de l’été sur la Côte d’Azur.

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Julien Doré à Monaco

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Après deux  tournées de Zéniths partout en France et notamment à Nice (voir ici) et Toulon, après avoir construit le spectacle de ses rêves, entouré de ses 6 musiciens, d’une équipe de plus de 60 personnes et d’un décor scénique monumental, Julien Doré a décidé de tout déconstruire et  de revenir à l’essence même de ses chansons, “telles qu’elles ont été écrites“, déshabillées de tout. Seul sur scène, dans un décor de bougies  et de ballons flottants multicolores,  Julien Doré chante, joue, improvise, raconte  son histoire et  celle de son chemin artistique,  avec poésie et beaucoup d’humour. Un retour aux prémices de ce disque phénomène (&) , de ses autres albums, des chansons que l’on connaît et celles que l’on découvre ou redécouvre par l’audacieuse simplicité des versions acoustiques.”Je voulais me remettre en danger, confie Julien, montrer le décor dans lequel j’écris, compose, sans artifices. Seuls, vous & moi.” (voir interview ici).  Un show intimiste et chaleureux,  qu’il a présenté à guichets fermés le 3 mai au Grimaldi Forum et qu’il donnera encore à  Sollies Pont (Var) le 26 juillet.

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Blue Man Group à Monaco

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Le phénomènal Blue Man Group  est passé par Monaco pour la première fois,  dans le cadre de sa tournée mondiale. Les performances de cet ensemble étonnant  mêlent art, musique, comédie et nouvelles technologies pour des spectacles qui se situent entre performance musicale, mime et vidéo show. Expérience joyeuse, inoubliable et multisensorielle, Blue Man Group a captivé plus de 35 millions de spectateurs de tous âges et de tous milieux culturels dans le monde. Fondé à New York en 1991 par trois amis, Chris Wink, Matt Goldman et Phil Stanton, le groupe se produit désormais sur scène de manière permanente à New York, Las Vegas, Boston, Chicago, Orlando et Berlin. Un spectacle total,  très interactif (et un peu salissant), que les spectateurs azuréens ont pu découvrir lors de quatre représentations exceptionnelles dans l’écrin idéal de la salle Garnier à Monaco.

Indochine à Nice

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Indochine était à Nikaia Nice le mercredi 18 avril dans le cadre du 13 tour célébrant la sortie de leur  13ème album . Un disque unanimement salué comme l’un des meilleurs de la longue carrière d’Indochine, plus pop que les précédents et gorgé de tubes. Après le Black City Tour de  2013, qui a laissé un grand souvenir  (avec son fameux  “écran serpent”),   le 13 Tour  s’est révélé encore plus spectaculaire et aussi coloré que le précédent était sombre. Le secret de la longévité d’Indochine réside en partie dans le fait que le groupe de Nicola Sirkis  a toujours privilégié son public, en proposant des concerts grandioses à des prix de places abordables (40 et 45 euros pour cette tournée). Comme partout ailleurs, le groupe a joué  devant un Nikaïa archi comble et un public conquisSi vous ne le croyez pas, demandez à la lune (ou regardez la vidéo)…

 

R.I.P Jacques Higelin (1940-2018)

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Sa mort fera moins de bruit que celle de Johnny. Pourtant, sa carrière fut aussi longue et riche. Et il incarnait, lui aussi, une certaine idée du rock à la française Jacques Higelin s’est éteint vendredi 6 avril  à son domicile parisien,  au terme d’une maladie qui le tenait éloigné de la scène et des médias depuis 2016. Lui qui aimait tant la scène, où il pouvait chanter plus de trois heures, n’avait pu y défendre son dernier album, Higelin 75, paru en 2015. Son fils Arthur H, auquel on demandait de ses nouvelles il y a quelques semaines, nous avait répondu qu’il se reposait, entouré de sa famille .On avait compris qu’on ne le reverrait sans doute pas chanter «Champagne!», «Tombé du ciel», «Pars» ou «Mona Lisa Klaxon» , comme il l’avait fait si souvent, sur toutes les scènes azuréennes. Provoquant parfois l’ire des voisins lorsque le concert se prolongeait au-delà des heures ouvrables. Il arriva même plusieurs fois, à Juan les Pins notamment, qu’on coupât la sono pour l’obliger à partir ! Peine perdue: il était capable de continuer à chanter sans micro pendant des heures, en s’accompagnant seul au piano.

Né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne), au sein d’une famille modeste (père cheminot), le petit Jacques Higelin dévoile très tôt un tempérament artistique. À l’âge de 14 ans, il se présente à une audition du cabaret Les Trois Baudets. Il rêve de devenir Trenet, mais c’est au cinéma qu’il débute en 1959 dans Le bonheur est pour demain, d’Henri Fabiani. Sans avoir véritablement fait carrière à l’écran, on l’y verra souvent. La dernière fois en 2015, dans le rôle d’un éleveur de chevaux pour le Jappeloup de Christian Duguay. Mais la musique est la grande affaire de sa vie. En 1964, le producteur Jacques Canetti lui fait mettre en musique des poèmes de Boris Vian pour Serge Reggiani et Catherine Sauvage. L’année suivante, il rencontre Brigitte Fontaine et lui écrit «La Grippe», son premier tube. Beaucoup d’autres suivront dans la décennie 75-85. À partir de 1974, Higelin passe du cabaret jazz au glam rock et cartonne en 1975, avec Irradié, disque auquel collabore le jeune Louis Bertignac. Le suivant, Alertez les bébés! lui permet de décrocher son premier disque d’or.

Au fil des décennies, la carrière d’Higelin ne connaît pas la moindre éclipse, ses concerts, toujours aussi nombreux et généreux (son record: 7 heures!), suffisant à assurer le renouvellement continu de son public.Les dernières années, le public qui s’y pressait allait, comme celui des lecteurs de Tintin, de 7 à 77 ans. C’est à cet âge, plutôt précoce pour quelqu’un qui ne voulait jamais quitter la scène, qu’Higelin nous lâche. Sans avoir jamais abdiqué sa créativité (son dernier album est un de ses meilleurs), ni ses idées de gauche. On gardera le souvenir d’un baladin à la voix enfantine et à la tignasse en bataille, d’un poète à l’humilité touchante, d’un humaniste engagé et d’un showman l’infatigable générosité, capable de soulever les foules comme personne. Sa descendance artistique est assurée, avec un fils chanteur Arthur H, une fille actrice et chanteuse Izia, un autre fils réalisateur et acteur, Ken, et des émules talentueux comme Feu! Chatterton. Alors, on ravale ses larmes et on trinque à la postérité du Grand Jacques «Monté au ciel, à travers les nuages». Champagne!

Red Bull Air Race à Cannes

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Après des débuts tonitruants à Abu Dhabi, le Red Bull Air Race  a fait fureur à Cannes. Pour la première fois de leur histoire, les pilotes s’affrontaient dans le ciel français, le long des plages de Cannes. Avec pas moins de trois avions tricolores en Master Class et deux  en Challenger Class, la course fut mémorable et  a attiré des milliers de spectateurs sur la Croisette. En marge de la compétition, de spectaculaires shows aériens attendaient le public,  avec notamment des démonstrations de l’escadron des Flying Bullset,  du parapentiste Tim Alongi et les célèbres Soul Flyers  pour des démonstrations de freefly

CanneSéries: Le Palmarès

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CanneSéries, premier festival international des séries télé s’est tenu du 4 au 11 avril, en parallèle avec le MipTV. Le public y était  largement convié,  avec des séances “Séries Addicts” gratuites dans tous les cinémas de la ville et des projections au Palais des Festival sur invitations pour les 10 séries en compétition et les avant premières. Il a répondu assez massivement et les séances ont été trés fréquentées malgré une météo désastreuseL’ouverture s’est faite le mercredi 4 avril  avec la projection de deux épisodes de la saison 3 de Versailles, en présence de l’équipe de la série vedette de Canal +. Le samedi 7 avril, pour l’ouverture de la compétition, c’est la série événement La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, adaptée du best seller de Joël Dicker,  qui était présentée en avant-première mondiale. Et en clôture, le 11 avril, on a pu voir deux épisodes de Safe, autre série événement écrite par Harlan Coben avec Audrey Fleurot et le héros de Dexter, Michael C. Hall. Le maître du polar présidait  le jury chargé de départager les 10 séries internationales en compétition. Le choix était difficile car les dix séries en compétition étaient d’un excellent niveau, avec des moyens de cinéma et des histoires fortes ancrées dans celle de leur pays d’origine. Toutes pourraient trouver leur place sur une de nos chaînes de télévision (Arte notamment) ou sur une plateforme de visionnage par abonnement. Voici le palmarès, qui oublie la grande favorite,  Killing Eve (série US d’espionnage au ton décapant), pour récompenser des histoires peut-être plus  inattendues. Quitte a primer deux fois deux séries et à oublier celles dont on a le plus envie de voir la suite (Killing Eve et  Félix)…

Meilleure série : When Heroes Fly (Israël)
L’histoire d’un groupe d’anciens commandos de Tsahal, traumatisés à divers degrés par la guerre, qui se retrouvent dix ans après avoir quitté l’armée pour partir à la recherche de la fiancée de l’un d’eux disparue en Colombie. La longue et scotchante scène d’ouverture au cours de laquelle le groupe essuie le feu ennemi pour sauver l’équipage d’un tank laissait penser qu’on avait affaire à une série de guerre, mais il ne semble pas que ce soit le cas. C’est peut-être ce twist inattendu qui a séduit le jury.

Meilleure série digitale : Dominos (USA)

Prix spécial d’interprétation aux acteurs de : Miguel (Israël)
Une série israélienne très originale sur le fond et sur la forme, inspirée de la vie du styliste et designer Tom Salama, qui a adopté plusieurs enfants au Guatemala. Miguel raconte la quête de l’un d’eux pour retrouver sa mère biologique. Les acteurs sont effectivement tous trés bons, même si on pariait plutôt sur ceux de la série italienne Cacciatore.

Meilleure interprétation : Francesco Montanari (Italie)
Le prix collectif aurait pu aller à l’ensemble des acteurs de Cacciatore, série de mafia italienne, inspirée des mémoires du juge anti mafia Alfonso Sabella. Mais Francesco Montanari qui l’incarne est particulièrement excellent (avec de faux airs de Borat, par moments).

Meilleur scénario : State of Happiness (Norvège)
Nous avions parié sur cette série norvégienne, qui est probablement la plus ambitieuse du point de vue du scénario. Elle raconte la vie d’une petite ville côtiére qui compte sur les forages pétroliers pour se relancer, alors que l’industrie de la pêche, sur laquelle elle a bâti sa prospérité, commence à décliner.Ça commence en 1969 et on suit une demi douzaine de personnages dont les destins s’entrecroisent. La réalisation et la reconstitution sont aussi impeccables.

Meilleure musique: State of Happiness (Norvège)
On a beaucoup aimé l’utilisation de chansons pop des années 70 dans cette série norvègienne deux fois primée. Mais on préférait celle de When Heroes Fly, superbe B.O electro jazz signée Roy Nassee.

Avec CannesSéries, c’est un autre Festival de Cannes qui vient de naître. On lui souhaite le même succès et la même longévité.

 

Victoires de la Musique 2018

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Nouveau décor, nouvelle présentatrice, nouveau réalisateur et… nouvelles têtes ! Un vent de dégagisme a soufflé sur les Victoires de la Musique, décernées  cette année  depuis  la Seine Musicale, nouvelle salle parisienne, fraîchement inaugurée. La cérémonie s’est ouverte sur un bel hommage à Johnny Hallyday, avec “Requiem pour un fou” , interprété en duo par Slimane et Florent Pagny avec l’orchestre de Johnny. Vêtue d’un sac à sapin, Daphné Bürki s’est donné beaucoup de mal pour être drôle (souvent en dessous de la ceinture), faire bouger la salle (peine perdue) et pallier aux pannes techniques, alors que le président de l’édition, Sting, très élégant en costume trois pièces, n’a eu besoin que de quelques mots en français pour mettre l’assistance dans sa poche. Mais une fois son duo promo avec Shaggy expédié,  on ne l’a plus revu.  Les autres numéros musicaux (Louane dans un hommage facile à France Gall, Soprano, Big Flo et Oli, Bernard Lavilliers, Brigitte, Matthieu Chedid qui a mis le feu avec sa bande de musiciens africains, l’envoûtante Fishbach… ) se sont ensuite succédé entre deux remises de Victoires. La première est allée à la troupe de LamoMali (Matthieu Chedid et Cie) en catégorie « album musiques du monde », la seconde à Shaka Ponk pour l’album rock (The Evol’) . Le groupe qui jouait à Marseille, a  fêté  ça le lendemain à Nikaia avec le show électrique du Monkadelic Tour.  En son absence, la première sensation de la soirée a été Eddy de Preto (voir vidéo). Un jeune chanteur-rappeur au look d’albinos et au style convulsif, dont le premier album n’est pas encore sorti qu’il est déjà la révélation de l’année. Toujours aussi perchée, Camille, déguisée en chaperon rouge, a prouvé qu’elle méritait sa Victoire du concert de l’année, soufflée à la barbe du favori Julien Doré.

Avec trois nominations, Orelsan, toujours aussi intense sur scène, faisait figure de grand favori. Le rappeur de 35 ans, originaire de Caen, dont le nouvel album, La fête est finie, a cartonné avec plus de 350 000 ventes, était nommé dans trois catégories : « artiste de l’année », « musiques urbaines » et « création audiovisuelle » (clip vidéo). Il fait carton plein, alors que ses confrères rappeurs toulousains BigFlo et Oli emportent la « chanson de l’année », confirmant la suprématie des « musiques urbaines » sur les Victoires 2018.  Le rap et l’électro infusent désormais toutes les catégories des Victoires : Eddy de Preto et Gael Faye (« révélation scène ») peuvent largement s’en revendiquer, de même que Petit Biscuit et bien sûr MC Solaar, dont la Victoire dans la catégorie « album de chansons » confirme une évidence : le rap est en train de devenir la nouvelle chanson française.
La cérémonie des Victoires 2018 a ainsi consacré l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes. Bernard Lavilliers et Catherine Ringer étant les seuls « vétérans » rescapés d’une sélection au sein de laquelle Charlotte Gainsbourg (« artiste féminine » de l’année) et MC Solaar faisaient figure d’ancêtres. Même Etienne Daho, pourtant auteur d’un superbe nouvel album (Blitz), avait été recalé de la sélection au profit des Brigitte, Louane, Julien Doré, Albin de la Simone, Aliose, Gauvain Sers, Fishbach, Kyo et autres Juliette Armanet (« album révélation »).  Il s’est consolé avec une « Victoire d’honneur» attribuée pour l’ensemble de sa carrière et remise par Charlotte Gainsbourg qui lui a fait un très joli compliment, plein de tendresse et d’émotion. Des sentiments qui ont souvent manqué lors de cette soirée au long cours (plus de trois heures).

Shaka Ponk à Nice

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Récompensé la veille d’une Victoire de l’album rock de l’année pour son dernier effort Evol’, Shaka Ponk a fait honneur à son titre pour son deuxième passage à Nikaia,  avec un show survolté  qui a électrisé 5000 spectateurs en furie. Une orgie de décibels, de vidéos,  de lasers  et de danses tribales, dont un des climax  restera  cette version de Smells Like Teen Spirit de Nirvana,  démarrée piano-piano et finie en folie derrière la régie son,  où les chanteurs Frah et Sam ont pris un bain de foule et fait un million de selfies. Avec en première partie le duo electro pop Alb, ce concert ultra jouissif restera dans les annales de Nikaïa.

 

R.I.P Johnny Hallyday (1943-2017)

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Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017.  Prévenu, semble-t-il, directement par Laeticia Hallyday, le président de la République Emmanuel Macron a été le premier à publier une réaction dans laquelle il constate: «On a tous quelque chose de Johnny». Bien qu’attendue depuis l’annonce de son cancer du poumon et sa récente hospitalisation pour «insuffisance respiratoire», la mort de Johnny Hallyday a provoqué la stupeur dans tout le pays et suscité une immense vague d’émotion. C’est aussi Laeticia Hallyday qui l’a annoncée aux premières heures du matin dans un communiqué extrêmement touchant: «Johnny Hallyday est parti. Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017. J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Mon homme n’est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. Jusqu’au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Mon homme n’est plus. Le papa de nos deux petites filles, Jade et Joy, est parti. Le papa de Laura et David a fermé ses yeux. Ses yeux bleus qui illumineront encore et encore notre maison, et nos âmes». Depuis, les hommages se succèdent venus de tous les horizons et même de cette Amérique qui fit rêver le jeune Jean-Philippe au point de le pousser sur scène et sur les plateaux de cinéma pour imiter ses idoles Elvis Presley et James Dean. Pour le New York Times et le magazine Variety, c’est le «French Elvis» qui a disparu.
Johnny avait révélé au mois de mars 2017  être atteint d’un cancer du poumon. À 74 ans, alors qu’il venait à peine de terminer sa dernière tournée, il avait pourtant accepté de reformer, avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell,  Les Vieilles Canailles pour de nouveaux concerts. Malgré la maladie et un traitement très lourd, il avait assuré bravement tous les concerts, en juin et juillet derniers, sans en annuler aucun. Un nouvel album et une tournée étaient même annoncés pour 2018-2019.Mais depuis quelques semaines, son état de santé donnait des signes alarmants de dégradation. Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 novembre, victime d’une insuffisance respiratoire, il était hospitalisé d’urgence et le défilé de ses proches à son chevet faisait craindre le pire.De fait, Læticia leur aurait alors confié que «la guerre était perdue» et que l’idole n’avait plus que quelques jours à vivre. Depuis son retour à son domicile de Marnes-la-Coquette le samedi 18 novembre, les fans espéraient pourtant que leur idole aille mieux et finisse même par se rétablir, comme il l’avait fait en 2009 alors que les nécrologies étaient prêtes à imprimer. N’avait-il pas décrété au début de sa maladie un salutaire «Fuck le cancer»? Mais même ce survivant de tous les excès n’a pas pu gagner cette bataille-là. Pour les générations de Français qui l’ont toujours connu et ont suivi en direct pendant plus d’un demi-siècle les moindres péripéties de sa vie privée et professionnelle, il va falloir apprendre à vivre dans un monde sans Johnny. Avec sa disparition, c’est toute une page de notre histoire commune qui se tourne. Ses funérailles ont pris l’ampleur d’un hommage national réunissant sur les Champs Elysées et près de l’église de la Madeleine près d’un million de personnes. Seul Victor Hugo en avait réuni autant aux siennes.

Julien Doré à Nice

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Julien Doré   était de retour le 7 décembre à  Nice  pour un nouveau concert enfiévré dont il a le secret. 6000 spectateurs , en majorité des spectatrices,  l’attendaient et lui ont fait un nouveau triomphe à Nikaia . Le chanteur a composé et enregistré les chansons de l’album, & (prononcer “Esperluette”), à Saint-Martin-Vésubie, où, enfant, il passait ses vacances dans le chalet de sa grand-mère. Il nous a raconté ce retour au(x) sommet(s)

Quelle est l’histoire de ce chalet de Saint-Martin-Vésubie ?
Mes grands parents sont d’origine italienne. Ils sont arrivés en France en passant par Gènes et se sont arrêtés dans les Alpes-Maritimes. Ce chalet, qui appartient à ma grand-mère paternelle, pas très loin de la frontière italienne, est un peu le symbole de leur passage en France. La famille des deux côtés des Alpes pouvait s’y retrouver pour les vacances. J’y suis venu hiver comme été pour les vacances scolaires, jusqu’à mon adolescence, puis plus du tout. Cela faisait une bonne quinzaine d’années que je n’y étais pas retourné. Le lac de la Madone, La Colmiane, la station de ski, la rivière, j’ai tout retrouvé intact. Sans nostalgie, mais avec le sentiment d’un point d’ancrage familial très fort.

Qu’est ce qui vous a donné envie d’y revenir ?
Quand elle passait me voir en concert, ma grand-mère me disait souvent que je devrais aller m’y reposer, que ce serait un bon endroit pour composer. Elle invitait aussi mes musiciens à y aller… Après la tournée de Love, je m’en suis souvenu et je me suis dit que ce serait une bonne idée de passer quelque temps là-bas. Quand une tournée s’arrête, c’est comme un gouffre qui s’ouvre devant vous. On vit tellement d’émotions pendant un an et demi avec ses musiciens, son équipe et le public chaque soir, que se retrouver soudain seul avec soi-même n’est pas forcément facile. J’avais un peu peur de me retrouver tout seul à Paris et je me disais que je pourrais y digérer tous ces jolis souvenirs d’une belle façon. Je ne savais pas que ça ferait aussi naître des chansons. Après les attentats de novembre à Paris, la lumière s’est éteinte. C’est devenu une évidence que c’était là que je la retrouverais.

Comment s’est effectué l’enregistrement?
J’ai commencé par monter un piano pour voir si ça m’inspirerait d’être entouré de ces montagnes et de cette nature.Comme ça venait bien, j’ai fait venir les musiciens. Finalement tout l’album a été composé et enregistré dans le chalet, sur presqu’un an, en différents séjours, suivant le cycle des saisons. C’était la première fois que je travaillais de cette manière. D’habitude, on s’enferme en studio pendant trois semaines.Là, j’avais un espace magique où je pouvais rester aussi longtemps que je voulais, tout était ouvert, il n’y avait rien d’aseptisé, c’était simple et ça me faisait du bien. En plus j’ai fait des rencontres formidables là-haut.

Les lieux semblent avoir une fonction importante dans votre inspiration.Après «Paris Seychelles», il y a sur l’album une chanson intitulée «Porto-Vecchio»
Oui et «Beyrouth Plage» aussi.La notion de voyage, quand on écrit une chanson, est essentielle. On pose une barque sur une rivière et on la laisse filer.On ne contrôle pas la destination, Dans les chansons que j’écris, il y a l’idée d’embarquer ensemble vers une destination que je ne fige pas pour laisser à celui qui les écoute la possibilité de se les approprier, d’en faire une chose à lui. J’ai découvert la Corse grâce au succès de l’album précédent et à la tournée qui a suivi.Je n’y avais jamais été et j’ai découvert un territoire magnifique, qui mêle mer et montagne, un équilibre entre la ville et la nature, une façon de préserver la nature, un accueil surtout… «Porto-Vecchio» vient de là.

Pourquoi ce titre: «&»?
Il se prononce «esperluette», je trouve le mot joli. Au-delà de ça, il permet de laisser les choses ouvertes.«&», c’est à la fois une ouverture et un lien. J’ai de plus en plus conscience d’un lien fort avec les gens qui aiment mes chansons.Et en même temps, je trouve très important de laisser les choses ouvertes. J’ai beaucoup de mal avec l’idée d’une proposition artistique figée, verrouillée. Le concept de la pochette suggère aussi une fenêtre sur un univers ouvert, avec des images qu’on peut changer en fonction de l’humeur du moment.

Cette ouverture passe aussi par le partage.Il y a encore un duo sur cet album…
Oui, avec Juliette Armanet sur «Corail».Je l’ai rencontrée sur ma précédente tournée, où elle faisait mes premières parties.Elle écrit de très belles chansons, qu’elle chante avec une voix intemporelle. C’est essentiel pour moi de garder la trace d’une rencontre importante avec un autre artiste.Il y en a dans chacun de mes disques: Arno sur le premier album, Françoise Hardy sur le second, Micky Green sur Love, Brigitte…

Et Pamela Anderson dans le clip du Lac!
Oui, c’est une autre forme de duo. Né d’une idée un peu folle.Pour ce clip, je voulais l’incarnation iconique du féminin.Je me suis demandé qu’elle était l’icône générationnelle qui pouvait toucher à la fois le charnel, le maternel et l’affectif.Pamela Anderson, c’est un symbole qui rejoint mon enfance (j’avais 8-9 ans quand elle jouait dans Alerte à Malibu) et aujourd’hui on la redécouvre dans le combat d’une femme de 40 ans, qui a pris un virage de vie absolument courageux. C’était une jolie idée de se rencontrer et de se dire qu’on partageait ça. Ça s’est fait très simplement.Elle a été merveilleuse…

Les événements dramatiques de l’année ne semblent pas avoir laissé de traces sur l’album. C’est voulu?
Chacun a sa manière de vivre avec ça. D’une manière générale, ce n’est pas l ‘actualité qui déclenche mon écriture et cet album n’est clairement pas un disque post-attentats.Je ne veux pas faire de mélanges ou jouer sur les bons sentiments.Mais bien sûr qu’en tant qu’homme je me suis posé la question de savoir si monter sur scène avait encore un sens après ça. Qu’on soit artiste ou pas, on doit vivre avec cette réalité.Ma réponse c’est que l’art, la littérature, le cinéma, la musique, c’est important. Ça nous aide à aspirer à mieux, au beau.Ce n’est pas rien. Quand je monte sur scène, des gens viennent me voir.C’est important de continuer, d’être là pour eux.

Comment vivez-vous le succès que vous a apporté Love et que ce nouvel album a encore multiplié ?
Comme une bénédiction et un encouragement à occuper pleinement la liberté qui m’est donnée de créer. Ma façon de ne pas me sentir assis et poussiéreux, c’est de faire de chaque album une nouvelle aventure créative.Le jour où ça ne sera plus vital à ce point pour moi, où j’aurais le sentiment de trahir le privilège qui m’est octroyé, je ferai autre chose. De la musique pour d’autres, des clips, du cinéma, ou totalement autre chose. J’achèterai une maison dans les Cévennes et je m’occuperai de mes enfants et des animaux. Pour cet album-là, je ne pouvais pas plus donner de ce que je suis et de ce que j’ai envie de partager.

Johnny: son dernier concert à Nice

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C’est au palais Nikaïa que Johnny Hallyday avait choisi de préparer et de lancer sa dernière tournée : le Rester Vivant Tour. On y était…

Rester Vivant Tour : l’intitulé fit d’abord couler pas mal d’encre virtuelle sur les réseaux sociaux toujours prompts à se moquer. Mais en 2015, Johnny avait une fois de plus fait ravaler leur morgue à tous ses contempteurs. Le Taulier tenait une forme impériale et la tournée qu’il était venu préparer et lancer à Nice, les 2 et 3 octobre 2015, fut l’une des plus réussies de sa carrière avec 90 concerts dans toute la France, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, jusqu’en juillet 2016. Infatigable, Johnny voulait aller partout.

Avec ses trois guitaristes et sa section de cuivres, le dernier groupe qui l’a accompagné était l’un des meilleurs qu’il ait jamais eu. Pendant les répétitions du nouveau spectacle à Nikaia, auxquelles nous avions eu la chance d’assister aux côtés de Laeticia, de Sebastien Farran son manager et de Pierre Alexandre Vertadier, le producteur de la tournée, la cohésion et la puissance de cet ensemble (15 musiciens et choristes) nous avaient encore bluffés. Musicalement, la venue de l’ex-FFF Yarol Poupaud, à la direction musicale et à la guitare lead, était la meilleure chose qui pouvait arriver au répertoire de Johnny, qu’il tirait vers le rock et le Rhythm and Blues, en écartant les dernières scories variétoche qui l’encombraient encore. Les chansons du nouvel album, prenaient en live une nouvelle dimension, notamment « Rester vivant », qui ouvrait le show et « Au café de l’avenir ». Les plus anciens titres et les reprises en anglais, joués sur une scène avancée au milieu de la fosse, étaient orientés rockabilly: une voie que le chanteur souhaitait explorer en studio pour ses prochains disques.

Pour cette tournée, Johnny était allé puiser si loin dans son répertoire qu’à quelques heures de la première, il avouait ne pas encore totalement maîtriser tous les morceaux. Pendant les répétitions, qui s’enchaînaient sur la scène du Palais Nikaïa, on le vit arpenter la scène en tee-shirt et jean noir, lunettes de soleil et teint bronzé, sourire aux lèvres, visiblement aux anges. Depuis la salle vide, on l’observait procéder aux derniers réglages avec ses musiciens, posant sa voix sans forcer, demandant aux musiciens de modifier une mesure, râlant quand le son des retours n’était pas assez fort, puis allumant une clope pour laisser tomber la pression… Entre deux chansons, Yarol Poupaud lui rappelait les détails de mise en scène (« Là tu descends sur l’avant-scène, là tu reviens pour le final… ») qu’il écoutait religieusement et s’attachait ensuite à suivre le plus fidèlement possible.
Un exemple d’humilité et de professionnalisme.

Derrière la régie son, Laeticia, toujours fan N°1 de son homme, filmait et photographiait tout, pour lui montrer ensuite ce que ça donnait, vu de la salle. Au mois de juillet à Monaco, où le Taulier achevait sa tournée des festivals, Pierre Alexandre Vertadier nous avait promis un spectacle « gigantesque »: il n’avait pas exagéré. La scène, surmontée d’une tête de mort géante (et mobile) dans laquelle Johnny faisait son entrée, était énorme. Le système d’écrans mobiles, utilisé pour la première fois sur cette tournée, lui donnait une profondeur incroyable.Les écrans passaient du fond de scène, aux côtés et au plafond, sans que jamais la machinerie ne soit visible, comme s’ils volaient. Les rampes de lumières disposées devant, derrière, au dessus et sur les côtés, faisaient le reste avec des effets magnifiques. Paraissant minuscule dans ce décor monumental, le groupe semblait jouer dans une boîte à musique géante, animée et éclairée comme un 14 juillet.  C’est la dernière image que l’on gardera de Johnny sur scène. Une apothéose !

IAM à Nice

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(Photos GJ2L)

Après leur set incendiaire en juillet dernier au Nice Jazz Festival, où ils avaient donné la primeur des titres de leur nouvel album Rêvolution, les Marseillais d’IAM sont revenus  à Nice (Nikaïa), le 14 novembre,  pour célébrer, cette fois,  le 20 e anniversaire de leur opus majeur L’Ecole du Micro d’Argent. Paru en 1997, L’Ecole est aujourd’hui considéré comme la pierre angulaire du rap français. Vendu à plus d’1,6 millions d’exemplaires à sa sortie, réédité plusieurs fois depuis (dernière version en triple CD), L’Ecole du Micro d’Argent et ses tubes («Demain c’est loin», «Petit frère», «l’Empire du côté obscur», “Nés sous la même étoile”…) constituent l’ossature du nouveau spectacle, inauguré à Amneville (voir vidéo)  et avec lequel IAM a mis le feu à Nice  devant un Nikaia plein comme un Coeur et en surchauffe .  Nice, où les rappeurs marseillais aiment décidément beaucoup se produire,  était une des premières villes à accueillir la tournée et son spectacle impressionnant. L’album n’a pas pris une ride et c’est à croire que la bande à Akhenaton non plus.

Ice DJ Festival

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Pour la nouvelle saison de ski,  Nice-Matin, la métropole Nice Côte d’Azur et NRJ organisent, cette année encore,  le Ice Dj, un festival itinérant dans  les stations des Alpes Maritimes. Le lancement a eu  lieu comme l’an dernier à Nice, jeudi 9 novembre au Palais Nikaia, avec une soirée de projection et de musique electroEn première partie de soirée, était projeté Sweet and Sour, un film de Richard Permin sur les glisses les plus extrêmes. Symbole de toute une génération de riders, Permin était sur scène pour  présenter son film. Place ensuite aux DJ sets  avec Martin Solveig  et  Kungs, jeune prodige toulonnais de l’électro, qui ont enflammé le dance floor.   Mike Panama et Oriska, nommée Meilleure DJ féminin en 2013 lors de la cérémonie des NRJ DJ Awards, avaient il est vrai déjà bien chauffé la salle. Les prochaines soirées  auront lieu au pied des pistes. Programme complet sur le site de l’événement.

 

 

Michel Sardou à Nice

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Adieu ou au revoir ? La question reste posée. Après avoir annoncé son retour à la chanson, Michel Sardou s’est un peu ravisé et a précisé que ce serait seulement pour un dernier album et une dernière tournée. Il l’a d’ailleurs baptisée « La Dernière Danse ». Entamée au début du mois, elle passait le 19 octobre à  Nice6000 fidèles attendaient le chanteur de La Maladie d’amour pour lui dire…Quoi au fait ? Pas « adieu » puisque le programme indique que « ce n’est pas une tournée d’adieux, mais de remerciements ».Au revoir alors ? Pas sûr, non plus. D’Aznavour à  Eddy Mitchell, nombreux sont ses collègues qui nous ont fait le coup des adieux à répétition. Mais Sardou ? Pas son genre de revenir sur sa parole…  Disons Salut alors, puisque c’est le titre qu’a, assez ironiquement , choisi Sardou pour ouvrir le bal. Smocking noir, chemise blanche, nœud pap’ défait (« à la Sinatra »), le chanteur apparaît dans un décor d’une belle sobriété. Les 32 musiciens (dont 15 violons) suffisent à meubler une scène ovale, superbement éclairée et fermée par un écran géant. Avant l’entrée en scène,  un film retrace son parcours, jalonné de succès et de polémiques. La Java de Broadway, Vladimir Ilitch et Les Vieux Mariés s’enchaînent. Sardou parait en bonne forme physique, sa voix est revenue, après les opérations, mais pas complètement. On sent qu’il force plus qu’il ne le voudrait et parfois le souffle lui manque. A mi-concert, la cavalcade verbale de Femme des années 80 l’épuise : il jette l’éponge avant la fin et s’en excuse. Le public ne lui en veut pas et le soutien. Les moments forts ne manquent pas dans un show en forme de best of.  Il reprend L’Aigle noir en hommage à Barbara, dédie Il était là à son père Fernand, refait le sketch des talonnettes avec la voix de sa mère sur My Way et donne une trés jolie version jazz new orleans des Ricains avec son complice de toujours Pierre Billon à la guitare. En chantant et La Maladie d’amour emportent tout, avant le final sur Musulmanes et Les Lacs du Connemara. Alors,  on lui dit adieu, au revoir ou salut ? Plutôt ciao. Et merci !