Événement

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  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

Ph: Guido Cantini  /  Panerai
  • Regates Royales Trophée Panerai 2017

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Régates Royales 2017 à Cannes

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(Photos Guido Cantini/Panerai)

À peine le Festival de la Plaisance achevé, Cannes a accueilli les gréements auriques, goélettes, cotres, sloops, yawls, Class J, monotypes du siècle dernier, 12mJI et autres 5mJI des 39e Régates Royales. Du 23 au 30 septembre, les courses se sont déroulées  au large des îles de Lérins pour une flotte répartie en huit catégories selon la taille, l’âge, le gréement des voiliers. Un rassemblement exceptionnel puisque les plus grands et les plus célèbres yachts du siècle dernier ,  tels le majestueux Elena of London (55m, plan Nathanaël Herreshoff construit en 2009), Cambria (40m, plan William Fife construit en 1928), Sunshine (38m, plan William Fife Junior construit en 2003), Aschanti IV (34,67m, plan Henry Gruber construit en 1954), les deuxMoonbeam of Fife (30m, plan William Fife construit en 1903) et Moonbeam IV (35m, plan William Fife construit en 1914) ou les 15mJI Mariska (27,00m, plan William Fife construit en 1908) et Tuiga (23,18m, plan William Fife construit en 1909) étaient inscrits. Et comme chaque automne, les Dragon ont rallié la rade de Cannes pour l’un des plus beaux rassemblements de la série avec  cette année, plus de quarante-cinq équipages représentant douze nations. Une semaine durant le spectacle était sur l’eau mais aussi à quai…

Binoche-Barbara à Antibes

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(Photo Christophe Raynaud de Lage) 

Après Depardieu sur scène et Jeanne Balibar au cinéma, Juliette Binoche s’attaque, à son tour, au mythe Barbara. On ne l ’attendait pas forcément là, pourtant  l’actrice se glisse tout en délicatesse dans les mots de la longue dame brune pour un récital poétique, musical et parlé. Avec un accompagnateur d’exception : le pianiste Alexandre Tharaud. La comédienne dit les textes du bout des lèvres et nous l’entendons du bout du coeur. Le pianiste qui a eu l’occasion plusieurs fois par le passé de rendre hommage à l’idole de sa jeunesse continue d’oeuvrer pour la mémoire de la chanteuse de minuit. Le spectacle, créé en Avignon cet été, a été ovationné. Juliette Binoche et Alexandre Tharaud l’ont présenté les 10 et 11 octobre à Anthéa Antibes. Vingt ans après sa disparition, Barbara ne nous quitte toujours pas. L’Aigle Noir fait aussi l’objet d’une grande exposition à la Philharmonie de Paris

 

 

Depardieu/Barbara à Monaco

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(Photos SBM © Philip Ducap Fine Art Photography) 

C’était le rendez vous le plus prestigieux et le plus exclusif de l’été : Depardieu chante Barbara sous les ors de l’opéra de Monte Carlo. Aux Bouffes du Nord à Paris, cet hiver, le spectacle a fait salle comble neuf soirs de suite. A Monaco, après l’annulation d’une des deux dates prévues (officiellement pour « raisons liées à l’agenda de l’artiste»), alors que le spectacle ne sera joué nulle part ailleurs avant sa reprise, en novembre à Paris au Cirque d’hiver,  les 500 places de la salle Garnier ont eu du mal à trouver preneurs. Comprenne qui pourra… A l’heure dite en tout cas, il apparaît sur scène, ogre en chemisette et mocassins bleus, une main trouvant appui sur le piano de l’autre Gérard, Daguerre, qui accompagna Barbara de 1980 à sa mort. Leur complicité est évidente. Dans le halo de lumière blanche qui les réunit, l’un dit les mots de Barbara et les chante (plus qu’il ne le fait sur l’album), l’autre l’accompagne, à l’écoute de ses moindres  intonations. C’est quand la voix se fait la plus douce, presqu’un murmure, que l’émotion est la plus grande. «Ô mes théâtres », « Emmène moi », «  Marienbad » , « La petite cantate », premier sommet d’émotion,  « Perlimpinpin », « Drouot », « La Solitude », « A Force de », « Sid’amour à mort » déchirante, « Götingen » intemporelle… Ces chansons immortelles,  Depardieu les transcende, tonne et susurre,   passe de l’une à l’autre, appuyé au  piano ou au dossier d’une  chaise, dont il fera peu d’usage, accompagnant les textes de petits gestes de la main ou d’une simple avancée de son corps de géant. Faisant siens les mots de Barbara jusqu’au trouble. Quand il dit « On est étrange quand on est différent »,  est-ce de lui ou bien d’elle ? Épatante idée, en tout cas, que de la citer dans les intervalles entre les chansons, pour s’adresser au public. Qui d’autre pourrait prétendre, avec un corps pareil « Je suis une femme qui chante », sans sombrer dans le ridicule ? Personne. Lorsque, redevenu l’immense acteur qu’il peut-être, Depardieu déclame « chanter , c’est mon poison et ma médecine » , le public entend « jouer » à la place de « chanter »… Magnifique spectacle, magnifique soirée !  Tant pis pour ceux qui l’ont boudée.  

Céline Dion à Nice

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Il y avait pourtant Sting à Juan les Pins et IAM, place Massena… Mais la reine du jour (et de l’été), c’était bien elle: Céline Dion. Presque dix ans qu’elle n’était plus venue chanter à Nice et vingt qu’elle n’avait pas fait une vraie tournée en France. C’est peu dire qu’elle était attendue. L’imitatrice Véronique Dicaire, qui assure vaillamment la première partie, avait à peine terminé «I Will Always Love You» en version Céline, que les 32000 spectateurs de l’Allianz Riviera scandaient déjà son nom: «Céline! Céline! Céline!». Comme chaque soir depuis le début de sa tournée, la chanteuse a fait son entrée en pantalon noir et veste argentée sur «Rendez vous dans un autre monde» (voir vidéo). Silhouette élégante et gracile, mais voix déjà bien assurée. Elle tiendra tout le concert à ce niveau, grimpant dans les aigus et poussant les notes les plus difficiles sans jamais faillir. Crinière blonde et poses de rockeuse: on retrouve d’emblée la performeuse de toujours. Céline, c’est un peu Johnny au féminin. Une bête de stades !
Derrière elle, l’orchestre composé d’une quinzaine de musiciens et trois choristes, assure en mode rock’n’roll. Ça fait du bruit, mais l’enceinte de l’Allianz Riviera encaisse très bien les décibels. Pour son premier mega -concert, le nouveau stade de Nice a donné toute satisfaction, question acoustique et visibilité (en dehors de certaines places sur les tribunes latérales, vraiment trop décalées par rapport à la scène). Le spectacle était de toute beauté. Pourtant, l’immense scène de 52 mètres sur 20 paraissait presque dépouillée avant le show. Pas de décor, ni d’effets spéciaux comme à Las Vegas : juste de superbes lumières, quelques projections vidéo, Céline, ses musiciens et ses chansons. Et ça suffit amplement ! Les titres du nouvel album ( « Encore un soir », « L’étoile », « Si c‘était à refaire » « A vous » ) passent fort bien la rampe du live. Avant d’introduire «Encore un soir», la chanteuse quebecoise a tenu à s’adresser au public niçois: « Il était hors de question de ne pas s’arrêter à Nice, confia-t-elle, la main sur le cœur et l’émotion à fleur de peau.L’an dernier, nous étions de tout cœur avec vous.Ensemble, ce soir, nous allons célébrer la vie, la musique et le plaisir de se retrouver.Mais nous penserons aussi à ceux qui nous ont quitté.Je vous aime!».

(Photo Frantz Bouton/NiceMatin.fr)

Le reste ? Une longue série de tubes (« On ne change pas » , « Je t’aime encore » , « Zora sourit », « Si c’était à refaire » , «S’il suffisait d’aimer» , «Ziggy»… ) interprétés avec force, conviction et générosité , souvent repris en chœur par la foule. Avec un intermède sexy sur «Le Ballet» au cours duquel la chanteuse apparaît dans une combinaison en dentelles noires ultramoulante et chante dans toutes les positions,  en corps à corps langoureux avec un danseur… La température grimpe d’un coup de plusieurs degrés dans le stade. Tant pis pour les prudes qui trouvent le numéro déplacé «à son âge…». Céline et ses 49 ans triomphants, n’en ont cure. Elle enfile une cape noire façon Catwoman et se lance dans sa première chanson en anglais « Because You Loved Me ». Elle sera suivie de plusieurs autres, avec un final endiablé de reprises d’Ike et Tina Turner («River Deep Mountain High») , QueenThe Show must go on» à faire trembler les murs du stade) et de Michael Jackson. Sur « Black or White» , séquence familiale à l’écran: René Charles Jr vient rapper pendant que sa mère chante et ses frères, Nelson et Eddy font les danseurs. Le public en chavire de bonheur. Mais l’émotion est à son comble quand elle réapparait au rappel, portant le tee-shirt des Anges de la Prom. La chanteuse traverse alors la foule pour rejoindre une nacelle dans laquelle elle grimpe avec son guitariste pour chanter « Pour que tu m’aimes encore» au dessus du public. Elle s’en va en disant merci, mais c’est Nice qui la remercie. Quel show !

Cannes : Jumping 2017

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Etape française du très prestigieux Longines Global Champions Tour, le jumping de Cannes s’est tenu  du  jeudi 8 juin au  samedi 10 juin, au stade des Hespérides de Cannes. Il a beau être le plus glamour et le plus people des rendez vous hippiques français, le jumping de Cannes n’en reste pas moins un événement sportif de premier plan, qui accueille chaque année  les meilleurs cavaliers. Il constitue l’une des 15 étapes de la Global Champions League, une toute nouvelle compétition qui réunit pour la première fois dans l’histoire du saut d’obstacles, les meilleurs cavaliers au monde par équipe. Ce concept révolutionnaire offre  des batailles tactiques fascinantes et des rivalités féroces. Composées de quatre à cinq couples, les équipes comprennent au maximum deux cavaliers du Top trente mondial et au minimum un cavalier de moins de 25 ans puisque le circuit mise sur les jeunes talents. Deux cavaliers sont choisis sur chaque étape du Longines Global Champions Tour pour  affronter  leur rivaux sur une épreuve à 1m50 /1m55.

  • Depeche Mode - concert in Berlin

Depeche Mode à Nice

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Depeche Mode jouait à Nice le 12 mai dans le cadre de sa tournée mondiale, en support de l’album Spirit paru début mars. Pile quatre  ans après  avoir fait escale au Palais Nikaia pour le Delta Machine Tour, en mai 2013,  le groupe anglais, donnait le premier concert français du Global Spirit Tour au stade Charles Ehrmann,   avant de jouer à Lille (29 mai) et Paris (Stade de France le 1er juillet). Suivant de près la sortie de l’album,  qui figure parmi les réussites récentes du groupe avec des titres rappelant la grande époque de Violator et Songs of Faith and Devotion, le  Global Spirit Tour verra Dave Gahan, Martin Gore et Andy Fletcher jouer devant plus d’un million et demi de fans dans 32 villes de 21 pays à travers l’Europe. A Nice, le groupe s’est produit devant 20 000 personnes,  dans une ambiance un peu fraîche au début,  mais ça s’est nettement réchauffé à partir d'”Everything Count“. Les titres phares du nouvel album “Going Backwards” , “Where’s the Revolution” et “Come to Me” passent parfaitement la rampe du live et s’ajoutent aux classiques du groupe (“Walking in my Shoes” moyen, “Personnal Jesus” en final). Son très correct, belle scénographie, Dave Gahan toujours au top question voix et physique, bonne cohésion du trio avec ses musiciens additionnels, pas de pluie (l’attente a été humide pour les fans) , jolie reprise de “Heroes” en hommage à David BowieIl ne manquait, en somme, qu’un peu plus d’ambiance pour que le concert soit vraiment mémorable.

Jane Birkin à Monaco

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A la suite du tremblement de terre et de la catastrophe nucléaire de Fukushima, Jane Birkin s’était rendue au Japon pour participer à un concert de soutien aux victimes. C’est à cette occasion qu’elle a rencontré Nobuyuki Nakajima qui arrangera les chansons de Gainsbourg pour une tournée hommage des 20 ans de sa disparition, Serge et Jane VIA JAPAN . Ces versions symphoniques sont désormais réunies dans un album magnifique :Birkin-Gainsbourg, le symphonique (Parlophone). Jane les a chantées le 11 mai 2017, à l’Opéra Garnier Monte-Carlo, accompagnée par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo,  pour un concert à guichets fermés, qui laissera un très beau souvenir. Un de plus pour cette salle magnifique, où Lana Del Rey et  Marianne Faithfull (pour ne citer qu’elles) ont chanté. 

41e Festival du cirque à Monaco

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(Photo Cyril Dodergny)

Par Cédric Verany

Ils ont fait le choix de la performance physique à son extrême.  En récompensant d’un clown d’or ex æquo le duo Sky Angel et la troupe Trushin, le jury du 41e Festival international du cirque a choisi l’excellence dans l’acrobatie pour couronner le palmarès de cette édition qui compte, outre les deux clowns d’or, cinq clowns d’argent (Troupe Acrobatique de Xianjiang ; Chilly & Fly ; Marek Jama ; Erwin Frankello ; Frères Zapashny) et six clowns de bronze (Troupe Gerlings ; Sons Company ; Troupe Holmikers ; Mario Berousek ; Alexandre Batuev ; Troupe Skokov). Sur la plus haute marche du podium, les gymnastes Kristina et Rusten, Sky Angels, venus d’Ouzbékistan méritent leur trophée en or. Leur numéro aux sangles aériennes où Rusten tient sa partenaire via une sangle, sans filets, à la force de sa mâchoire est époustouflant. Deux « anges du ciel » qui prennent tous les risques dans le spectaculaire tourbillon final. Ex æquo avec le duo, les treize artistes de la troupe russe Trushin sont, sur la piste, les maîtres incontestés du saut à la bascule.  Dans une mise en scène moderne et des maquillages effrayants, ils se lancent dans une voltige façon « trompe-la-mort » qui a séduit l’audience. Le jury, présidé par la princesse Stéphanie a aussi choisi de remettre deux mentions spéciales. La première au magicien loufoque Otto Wessely pour l’ensemble de sa carrière. La seconde, à Alex Michael. Un prix spécial a aussi été décerné aux frères Zapashny pour leur soutien au développement de l’art du cirque en Russie.

 

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Renaud à Nikaïa

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(Photos Franck Fernandes/Nice Matin)

Par Philippe DUPUY

Après dix longues années d’absence,Renaud a réussi son retour à Nice. S’il voulait se mettre le public niçois définitivement dans la poche, il ne s’y serait pas pris autrement. Après avoir fait installer les enfants de l’assistance au premier rang (et affirmé qu’il s’arrêterait de chanter le jour où il n’y aurait plus d’enfants dans son public), le créateur de «Morgane de toi» et de «Mistral Gagnant» a annoncé que la recette du spectacle irait intégralement à l’association Promenade des Anges qui s’occupe des jeunes victimes du 14 juillet. Annonce ovationnée par la salle, déjà tout acquise au chanteur et prête à entonner à sa place tous les succès qui composent le concert. Car, comme l’avoue lui-même Renaud à la fin de «Toujours debout» (la chanson emblématique de son come-back) : «Retapé, remis sur pied, c’est vite dit!». L’alcool et les cigarettes ont, semble-t-il, définitivement eu raison de ses cordes vocales. Même s’il accuse désormais une méchante rhinopharyngite d’altérer ses performances (attention à l’embolie pulmonaire!), il se confirme au fil des concerts que Renaud est désormais un chanteur incapable de chanter.Sa voix n’est plus qu’un croassement pénible. D’un autre que lui, le public ne le supporterait sans doute pas. Mais il est tellement heureux de retrouver Renaud et de pouvoir chanter avec lui ses chansons favorites, que les concerts se transforment en karaoké géant. La mise en scène est superbe, avec les plus belles projections 3D qu’il nous ait été donné de voir. Elles forment des décors magnifiques et font apparaître des personnages plus vrais que nature au-dessus des musiciens. L’orchestre qui accompagne Renaud est très bon et sa musicalité compense partiellement les absences vocales du chanteur. Moyennant quoi, on passe une excellente soirée avec «Manu», «Germaine», «Pierrot», les «500 connards sur la ligne de départ», «Miss Maggie» et «La mère à Titi», entre autres chansons exhumées des profondeurs de la discographie du «chanteur énervant». De celles du dernier album, on retient surtout «Hyper Kasher», en hommage aux victimes du terrorisme,  dont la liste s’allonge, hélas, de mois en mois. À Nice, Renaud l’a dédiée à une petite fille de 11 ans, Amie, qui se faisait une joie de venir au concert avec son père et son frère, et qui a perdu la vie le 14 juillet sur la Prom. Un moment d’intense émotion partagée.

 

 

R.I.P Leonard Cohen (1934-2016)

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(Photos Realis/Monte Carlo SBM) 

Leonard Cohen, qui vient de nous quitter, avait donné plusieurs concerts sur la Côte d’Azur depuis son come back de 2008. On l’a vu notamment au Nice Jazz Festival en 2008 (Bono et The Edge de U2 assistaient au concert et lui avaient fait une haie d’honneur à sa sortie de scène), au Sporting Club de Monte Carlo en août 2009  et au Zenith Omega de Toulon en 2012.  Jean-René Palacio, directeur artistique de la Société des Bains de Mer à Monaco, se souvient avec émotion des deux magnifiques concerts du Sporting, les 22 et 23 août 2009 (nos photos) « J’avais été abasourdi par la qualité musicale extraordinaire de ses prestations » confie-t-il. « Il avait été difficile à convaincre de venir jouer chez nous, car la formule du dîner-spectacle ne lui plaisait guère, mais il avait finalement accepté deux soirées et je ne crois pas qu’il l’ait regretté. Nous n’avons échangé en coulisses que les politesses d’usage, car il était très discret, comme tous les grands artistes, mais ce sont des moments qu’on n’oublie pas. Il dégageait une grande chaleur humaine et avait cette aura particulière qu’ont toutes les grandes stars. C’était un chanteur à la voix inoubliable, mais aussi un grand poète et un écrivain, qui aurait mérité le prix Nobel tout autant que Bob Dylan. C’est une perte immense pour la culture anglo-saxonne, dont il donnait une image autrement plus élevée que celle qu’on peut avoir aujourd’hui par ailleurs ». So Long Leonard…  Et Hallelujah.

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Polnareff à Nice

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(Photos Frantz Bouton/Nice Matin)

Par Philippe DUPUY

Après quelques semaines de vacances, Michel Polnareff a lancé le 8 novembre  à Nice la deuxième partie de sa tournée 2016, qui doit s’achever en décembre après une quinzaine de dates supplémentaires. L’Amiral a dû sortir les rames pour galvaniser ses moussaillons niçois, visiblement engourdis par l’arrivée des premiers frimas. Mais il est arrivé à ses fins.  Il faut dire que le spectacle 2016 est plutôt tonique et euphorisant.Plus, en tout cas, que celui que l’on avait pu voir en 2007 dans la même salle et qui avait laissé un souvenir mitigé. Soutenu par un groupe de sept musiciens et quatre choristes bien plus jeunes que lui, Polnareff livre durant deux heures des versions stéroïdées de ses plus grands succès, dans des arrangements pop-rock très électriques (les deux guitaristes s’en donnent à cœur joie). Le chanteur  se présente au micro sur les premières notes de «Je suis un homme», en frac noir et blanc.  Pas le temps de s’attarder sur son look Cetelem: la «Poupée qui dit non» déboule, annoncée comme «un titre du prochain album». Quel blagueur ce Polna ! Il voulait bien sûr parler du «Best of» attendu dans les bacs pour Noël. Mais alors qu’il se démène sur «L’Amour avec toi», l’Amiral trouve que ses moussaillons roupillent: «Ils m’avaient prévenu à Lille…» grommelle-t-il dans le micro.«Ophélie 2.0»et «Tam Tam», assénés à fond la caisse et achevés par un «Merci Lille!» provocateur, finissent, heureusement, par réveiller la salle qui se lève, se met à siffler et à trépigner comme un seul homme. Satisfait de son petit effet, l’Amiral a fini le concert avec la banane, offrant même au public niçois une poignée de chansons encore non jouées sur cette tournée, comme «I Love you because» et «Viens te faire chahuter» ou encore «Je rêve d’un monde», spécialement dédiée aux anges de la Prom. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, ajoutons que le  show est splendide,  avec de superbes projections 3D. Polnareff chante mieux que jamais et régale l’auditoire de parties de piano virtuoses, comme sur «Love Me Please Love Me», qu’il termine en boogie woogie endiablé. Même «L’Homme en rouge», décriée à sa sortie prend en live une tout autre dimension. Bref, on se serait cru à un concert d’Elton John. C’était Polna-rock et on s’est régalé.

 

Bertrand Bonello à la Cinémathèque

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Après Beaubourg, la Cinémathèque de Nice proposait  une rétrospective de Bertrand Bonello, avec une carte blanche de programmation et une master class qui a fait salle comble. Le réalisateur Niçois de 48 ans, auquel on doit sept longs métrages, dont Le Pornographe, L’Apollonide et Saint-Laurent, a pu goûter l’attachement que lui portent ses concitoyens, lors de cette soirée à succès, au cours de laquelle il a commenté avec passion sa filmographie, en compagnie du critique Philippe Rouyer. Quelques heures plus tôt, il nous confiait pourtant ses doutes, après la réception mitigée de son dernier film, Nocturama. L’histoire d’un groupe de jeunes gens qui fomentent des attentats à la bombe en plein Paris (voir la critique du DVD en rubrique ça vient de sortir) …

La sortie de Nocturama n’a pas été simple, entre polémiques, insuccès public et critiques mitigées. Quel bilan en tirez-vous?
Le côté positif, c’est que le film a vraiment existé, même s’il n’a pas connu de succès en salles. Il a généré des débats enflammés que je peux comprendre, mais qui m’ont échappé. Il me semble qu’il a été mieux compris à l’étranger.En France, il y avait sans doute trop d’émotion autour de ces questions. Et pour cause…

Vous attendiez-vous à ces réactions?
On savait qu’il faudrait accompagner le film et s’expliquer plus que d’habitude. J’ai écrit cette histoire en 2011, bien avant les attentats. Ensuite il y a eu Charlie, puis le Bataclan alors qu’on terminait le montage. Nice pour finir, quelques semaines avant la sortie… J’ai dû modifier le titre original (Paris est une fête) qui devenait impossible, mais je n’ai pas touché au reste. L’histoire n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Paris, Bruxellles et Nice. Mais il y a quand même eu brouillage du film par le réel, c’est certain.

Que vouliez-vous exprimer à travers cette histoire d’attentats?
L’idée de départ était d’exprimer, à travers les moyens du cinéma, un sentiment général de tension et de confusion. Montrer dix jeunes gens qui n’encaissent plus et veulent tout faire péter. Ce n’est pas un film politique ou social avec un discours clair, comme un Ken Loach. Je voulais rendre compte d’une certaine ambiguïté qui fait qu’on peut avoir en même temps envie de tout faire exploser et profiter jusqu’au bout du système (ce que font les protagonistes retranchés dans un grand magasin après les attentats N.D.L.R.). On n’est plus dans les années 60-70 où les idéologies étaient claires.C’est cela qui rend le film contemporain, ce qui ne veut pas dire d’actualité. L’actualité, c’est Daech: ce n’est pas mon film…

Pensez-vous que le sujet a rebuté les sélectionneurs cannois.? Votre absence au Festival a été remarquée alors que vous en êtes un habitué…
Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler directement avec eux, mais la sélection s’est faite juste après les attentats de Bruxelles, dans un contexte hypersécuritaire.J’imagine qu’ils n’avaient pas très envie de créer la polémique à cet endroit-là. Avec le recul, ça a sans doute contribué à protéger le film car il demande un recul critique qui n’est juste pas possible à Cannes.

N’y avait -il pas aussi, de votre part, une volonté de rupture,  après L’Apollonide et surtout Saint Laurent, qui étaient des films plus “grand public” ? 

Si, effectivement. Après ces deux films j’avais un peu peur de me retrouver labellisé. .  J’avais envie de revenir à quelque chose de plus contemporain, tendu, ancré dans un certain ressenti de la réalité , donc forcément plus dur. Je n’avais pas envie de me laisser enfermer dans une sorte de consensus chic, de faire partie d’un establishment que j’ai toujours voulu fuir depuis que je suis gamin. On en paye le prix évidemment. Mais ça fait partie du chemin…

De quoi sera fait l’après Nocturama?

Je n’en sais rien.Peut-être passer à autre chose?Je l’ai déjà fait et ce n’est pas évident de rebondir après ce film-là, indépendamment de son succès ou de son insuccès. C’était un projet lourd à porter et je me sens un peu vidé. Même si j’adore tourner, je n’ai pas envie d’enfiler les films, juste pour faire des films. Jusqu’à maintenant, chacun de mes films a été une évidence.Or, pour l’instant, je n’en vois pas.

 

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Zazie à Cannes

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(Photos Nice Matin)

Par Ph.D

Toc, toc, toc, mais qui est là? Zazie était en concert au Palais des Festivals de Cannes où elle a un peu mis le feu avec une setlist mélangeant se hits et les titres du dernier album. Accompagnée d’un groupe avec deux filles guitaristes , la coach de The Voice , en grande forme physique et vocale, a régalé ses “cannetons“, comme elle a appelé le public Cannois, faisant même monter sur scène une fan dont c’était l’anniversaire et finissant le show au balcon après avoir traversé toute la salle avec ses musiciens . Retour en images sur ce joli concert…

Kyle MacLachlan à Cannes

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(Photo Franz Chavaroche) 

Par Philippe DUPUY

 Kyle MacLachlan,  alias agent spécial Dale Cooper ,  était  au Mipcom à Cannes, pour présenter la nouvelle saison de Twin Peaks. Un quart de siècle après l’arrêt de la série culte des années 90, David Lynch a, en effet, accepté de tourner une suite. Le problème, c’est que la production entretient le secret absolu sur le contenu des nouveaux épisodes. On n’a vu aucune image, il n’y a pas de date de sortie (2017)  et l’acteur qui en est la vedette n’a pas le droit d’en parler! L’interview s’annonçait donc délicate. Heureusement, Kyle MacLachlan est un homme charmant et il a quand même répondu à nos questions…

Heureux de retrouver  l’agent Dale Cooper?
Très heureux! Depuis l’arrêt de la série, je n’ai cessé de demander à David Lynch, qui est un ami, s’il comptait lui donner un jour une suite. Je n’avais jamais de réponse, autre qu’un sourire mystérieux. J’ai donc été aussi surpris que tout le monde quand il a annoncé qu’il allait tourner de nouveaux épisodes. Mais j’étais très excité à l’idée de rejouer Dale Cooper.

Diriez-vous que c’est le rôle de votre vie?
Absolument et pour plusieurs raisons. C’est un personnage qu’on a créé ensemble avec David.Il me ressemble pas mal par certains côtés.J’ai, comme lui, un sens de l’humour assez personnel qui fait que je m’amuse de choses étranges.Et je peux facilement me noyer dans des sensations infinies pour une tarte aux pommes, un plat de pâtes ou une tasse de café.

Savez-vous pourquoi David Lynch vous avait choisi pour incarner Dale Cooper?
On s’était bien entendu sur le tournage de Dune et de Blue Velvet et il pensait probablement que je le jouerai correctement.Je suspecte aussi qu’il lui ait donné des traits de ma propre personnalité. Mais je n’ai jamais osé lui poser directement la question.

Dale Cooper n’a-t-il pas été un fardeau pour la suite de votre carrière?
Non.Les gens m’identifient à lui, mais ça ne me limite pas dans mon travail, ni ne me met mal à l’aise parce que j’adore le personnage. Je trouve qu’il a une influence positive. C’est un bon modèle.

Je sais que vous n’avez pas le droit de parler du contenu de la nouvelle série, mais vous pouvez peut-être nous dire si ce sera très différent de la première?
Différent et pareil à la fois. La vieille magie est toujours là.Les fans sont très impatients de la voir et ils ont bien raison. Moi aussi je suis impatient parce que, pour tout vous dire, je n’en sais pas beaucoup plus que vous sur l’histoire.J’ai l’impression que Dale Cooper est toujours le héros, mais pour être honnête, je n’en suis pas tout à fait sûr… (rires).

Kiefer Sutherland à Cannes

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(Photo Franz Chavaroche) 

Par Philippe DUPUY

À peine arrivé de Los Angeles, pour le Mipcom  à Cannes, Kiefer Sutherland nous a reçu dans sa suite du Majestic, très impatient de parler de Designated Survivor, la nouvelle série qu’il coproduit pour ABC. Il y joue un obscur membre du gouvernement des États-Unis qui accède à la fonction suprême après que tous les plus hauts responsables de l’État aient été tués dans un attentat terroriste. «C’est une disposition que prévoyait la constitution, à l’époque où ce genre de choses pouvait arriver, explique l’acteur.Elle s’est perpétuée comme une tradition pendant 200 ans.Dans la série, on imagine que le congrès est attaqué alors qu’il est réuni en séance plénière et que tout le monde meurt. C’est mon personnage, resté au bureau comme «survivant désigné», qui se retrouve à la Maison Blanche et doit nommer un nouveau gouvernement et engager une nouvelle politique, alors que rien ne l’y préparait». Diffusée en pleine campagne présidentielle US, la série connaît un grand succès: «On tombe à pic, c’est sur, constate l’acteur. Mais ce dont je suis vraiment fier c’est qu’elle fait réfléchir les gens sur la politique et sur des sujets importants, comme l’immigration, avec un point de vue différent.Pour mon personnage, le bon sens et la vérité priment. Ce qui n’est vraiment pas le cas dans cette campagne électorale…La pire que j’ai jamais vue aux États-Unis!».
Citoyen canadien et démocrate par tradition familiale autant que par conviction, Kiefer Sutherland n’a pas voulu participer pas à la campagne anti-Trump, contrairement à plusieurs autres stars d’Hollywood «Ce n’aurait pas été fair-play de ma part, puisque je ne vote pas aux États-Unis» confie cet homme charmant, qui semble aussi doux et posé que Jack Bauer (le personnage de la série 24 h Chrono qui l’a rendu célèbre), était violent et nerveux. «Il me manque, confie-t-il à propos de son personnage.Je l’ai réalisé le dernier jour de tournage de la dernière saison.Vingt minutes avant la prise, je me réjouissais d’enfin pouvoir retrouver une vie normale.Mais au clap final je me suis effondré en larmes». Pas de come-back possible pour Jack Bauer?«Je ne crois pas, non. En tout cas, pas pour moi.J’ai essayé de toutes mes forces d’en faire un film, mais la Fox n’en voulait pas. C’était pourtant un investissement sans risque, vu la notoriété de la série et du personnage… Mais je suis heureux et fier que le public ait autant aimé le personnage que moi j’ai aimé le jouer.C’était probablement le rôle de ma vie».
Depuis l’arrêt de la série, c’est sur scène que Kiefer Sutherland s’éclate en jouant sa propre musique (du country-rock) avec son groupe: «On a fait une tournée de quatre mois avant le début du tournage de Designated Survivor et j’y retourne dès qu’on a fini. Mon album vient de sortir aux États-Unis et j’espère bien pouvoir venir le jouer en France, un de ces jours». On ne demande pas mieux !