Le coup des reprises jazzy, en français ou en anglais, on nous l’a déjà beaucoup fait. Ce n’est pas forcément signe de bonne santé créative et généralement, on regrette plutôt les originaux. Le nouvel album de Thomas Dutronc est l’exception qui confirme la règle. Cela tient au talent personnel de l’artiste, à sa manière , à la fois pro et détachée, d’envisager l’exercice, au choix des chansons (mélange de classiques anglais et français) et à celui des musiciens et des guests . Le casting des duos est assez fabuleux : Iggy Pop et Diana Krall sur « C’est si bon » , le ZZ Top Billy Gibbons sur « La Vie en rose », Youn Sun Nah sur « Playground Love », Stacey Kent sur « Un homme et une femme », Jeff Goldblum sur « La Belle vie », Haley Reinhart sur une sublime relecture en duo anglophone de « Ne me quitte pas »… Classe ! Les orchestrations restent dans l’esprit des originaux avec une touche manouche pour les guitares et un côté easy listening pas désagréable du tout. Le timing de sortie, bien que bousculé par le Covid, n’est pas mal non plus: Frenchy a tout pour devenir un must des longues soirées d’été. En attendant la tournée dont le fils Dutronc a donné un avant goût lors d’un superbe live stream depuis l’Observatoire de Nice.
Thomas Dutronc
Frenchy
Sortie 18 juin 2020
(14 titres Universal)
The Swedish Connection
Cinéma|
Par Ph.D
Le Pitch
En 1942, alors que la Suède reste officiellement un pays neutre, un obscur bureaucrate s’arrange pour faire ouvrir, à la barbe des nazis, les frontières du pays à des milliers de juifs Norvégiens, Danois et même Allemands fuyant la Solution Finale…
Ce qu’on en pense
Seuls les historiens s’en souviennent mais, durant la guerre de 39-45, la Suède avait le même statut de pays « neutre » que la Suisse. Pour éviter l’occupation allemande, comme ses voisins Norvégiens ou Danois, le pays dut évidemment transiger avec le pouvoir nazi et se plier à ses désidératas. Mais sur la question juive, il fit mieux que d’autres. On estime à 100 000 le nombre de juifs norvégiens, danois et même allemands qui y trouvèrent refuge jusqu’à la fin de la guerre. Pourtant, ce ne fut pas grâce au gouvernement de l’époque, ni à ses ministres, surtout préoccupés de ne rien faire qui puisse froisser Hitler et déclencher l’occupation du pays. Ce que raconte cette délicieuse comédie suédoise, hélas réservée aux abonnés Netflix, c’est qu’un obscur fonctionnaire du nom de Gosta Engzell, modeste employé des services juridiques du gouvernement, utilisa en secret toutes les ressources diplomatiques et juridiques pour faciliter l’accueil des juifs dès 1942, alors que la « Solution Finale » était encore considérée comme une rumeur. Le film raconte l’histoire de ce Juste sur le ton de la comédie satyrique, en se moquant allègrement des travers de la bureaucratie suédoise, mais en montrant comment elle a pourtant pu servir la plus juste des causes. A voir !
Plus forts que le Diable
Cinéma|
Par Ph.D
Le pitch
Valentin (Melvil Poupaud) , un sdf, retrouve par hasard son fils Joseph (Harpo Guit) sur le parking du supermarché où il fait la manche. Apitoyés par sa situation, Joseph et sa femme Alice (Marine Vacth), militants humanitaires, le recueillent chez eux. Mauvaise idée !
Ce qu’on en pense
Pour son retour au cinéma après presque 20 ans d’abstinence, Graham Guit (Les Ciel est à nous, Les Kidnappeurs) signe une nouvelle comédie noire et entraine Asia Argento, Marine Vacth, Melvil Poupaud et Nahuel Perez Biscayart (sacré casting !) dans une équipée sanglante à base de bière, de drogues et de snuff movies. Cela devrait être féroce et décapant, c’est juste très ennuyeux. On a de la peine pour les acteurs embarqués dans ce machin glauque, moche et pas drôle.
Ceux qui comptent
Cinéma|
Par Ph.D
Le Pitch
Rose (Sandrine Kiberlain) et Jean (Pierre Luttin) n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres : ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible…
Ce qu’on en pense
Après Carré Blanc et Hors de portée (avec Michael Douglas), Jean-Baptiste Leonetti change radicalement de genre pour une comédie sociale dont le principal argument est de réunir Sandrine Kiberlain et Pierre Luttin dans les rôles principaux. Deux acteurs qui réussissent aussi bien dans le drame que dans le burlesque et qui forment ici un couple de cinéma épatant dans des rôles de marginaux attachants. Dommage que le scénario soit si peu réaliste qu’on peine à s’intéresser à leur histoire…






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