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Spider Noir

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Par Phil Inout

Le Pitch
Dans le New York des années 1930, un détective privé (Nicolas Cage) vieillissant et malchanceux se débat avec son passé de super-héros, en enquêtant malgré lui sur l’apparition de nouveaux mutants…

Ce qu’on en pense 

C’est bien connu : les meilleurs Spider Man sont désormais chez Sony et pas chez Marvel/Disney. C’est ce qui nous vaut de découvrir l’adaptation de Spider Noir sur Prime plutôt que Disney+. Cette série est  ce qui est arrivé de mieux à la franchise depuis les premiers Sam Raimi. Spider Noir se démarque totalement de l’univers de l’Araignée en faisant de Nicolas Cage (qui doublait déjà les anime Sony) un Spidey de 60 balais qui a rangé son costume de super héros pour enfiler l’imper mastic du détective privé à la Philip Marlowe. Dans un de ses meilleurs rôles depuis longtemps, Cage joue avec l’image du privé dans un improbable mélange de Faucon Maltais et de Sin City que l’on peut voir,  au choix, en Noir et Blanc ou en couleurs. Un régal.

Silo

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Par Phil Inout

Le Pitch
Dans un futur où la Terre est dévastée et l’air devenu toxique, les survivants vivent dans un silo géant souterrain de 144 étages. Au sein de cette communauté, les individus doivent se plier à toute une série de règles très strictes destinées les protéger. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo, condamnés à y trouver la mort au contact d’une atmosphère irrespirable. Pourtant, peu à peu, l’idée que les dirigeants mentent sur ce qu’il se passe à l’extérieur fait son chemin…

Ce qu’on en pense 

Adaptée du best-seller éponyme d’Hugh Howey, Silo est avec Foundation, Severance et For All Mankind l’un  des blockbusters SF d’AppleTV+.  Une réussite qui tient autant à son scénario solide qu’à sa réalisation soignée et à son casting impeccable. L’histoire mélange des ingrédients de 1984, de Blade Runner , de Bienvenue à Gattaca et de Snowpiercer (entre autres) pour créer une nouvelle dystopie passionnante. Rebecca Ferguson, qui joue la mère de Paul Atreides dans Dune, y incarne une héroïne dure à cuire à la Ripley (Alien),  qui va accepter le poste de sherif du Silo pour mieux en percer les secrets aprement défendus par ses dirigeants occultes. Chaque épisode nous en apprend un peu plus sur le mode de fonctionnement de cette société post-apocalyptique, sur ses origines et ses mystères. Les amateurs de SF dystopique seront comblés. Les abonnés de Canal + aussi,  puisque la chaine diffuse ce mois ci la saison 2.

Dutton Ranch

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Par Phil Inout

Le pitch

Alors que Beth et Rip tentent de construire un avenir ensemble loin des fantômes de Yellowstone, ils se retrouvent confrontés à une réalité brutale et à un ranch rival prêt à tout pour protéger son empire. Dans le sud du Texas, le sang parle plus fort que tout le reste, le pardon est rare, et survivre pourrait bien coûter son âme…

Ce qu’on en pense

De toutes les séries dérivées de l’univers Yellowstone, celle-ci est celle sur laquelle on aurait volontiers parié notre chemise à carreau et nos bottes. On ne les aurait pas perdus. Déménager Beth et Rip (Kelly Reilly, Cole Hauser) au Texas,  tentant de refaire leur vie loin de Yellowstone, dans un nouveau ranch, avec leur fils adoptif Carter (Finn Little) est ce qui pouvait arriver de mieux aux personnages créés par Taylor Sheridan. La réalisation est dans la lignée de Yellowstone, avec un vrai sens de l’espace ,  et une attention constante aux personnages secondaires. Le casting (Ed Harris, Annette Bening...) est à l’unisson et la première saison tient parfaitement ses promesses. Neuf épisodes disponibles sur Paramount + via MyCanal.

The Studio

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Par Phil Inout

Le pitch

A Hollywood, Matt Remick (Seth Rogen) est bombardé directeur de Continental Studios, une société de production en grande difficulté. Alors que leurs films peinent à se financer, Matt et son équipe tentent de vaincre leurs propres incertitudes tout en affrontant les artistes narcissiques et lâches dirigeants d’entreprise avec lesquels ils travaillent, sans jamais perdre de vue leur inlassable envie de faire de grands films. Masquant leur panique derrière leurs habits de pouvoir, chaque fête, visite de plateau, décision de casting, réunion de marketing et remise de prix, est l’occasion d’une brillante réussite ou d’une catastrophe qui mettra fin à leur carrière. En mangeant, dormant et respirant « films », Matt a le métier dont il a rêvé toute sa vie, et cela pourrait bien causer sa perte.

Ce qu’on en pense

LA série sur Hollywood et les coulisses de l’usine à rêve. Chaque épisode, réalisé en plan séquence, est l’occasion pour le héros (Seth Rogen) et ses adjoints de faire preuve  d’un peu plus d’incompétence et de déveine. Les catastrophes s’enchainent sous le regard  consterné des guest stars  (Martin Scorsese, Ron Howard…) jouant leur propre rôle.  Un « Dix pour cent » puissance mille,  qui ravira les fans de cinéma US.

Coupez !

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Par Phil Inout

Le pitch

A Londres, Shah Latif (Riz Ahmed), acteur pakistanais, galère pour faire son trou. Sa dernière chance de percer se présente sous la forme d’une audition pour le rôle de James Bond 007. Pendant quatre jours mouvementés, sa vie part à la dérive et sa famille, son ex-petite amie et le monde entier se demandent s’il est vraiment l’homme de la situation.

Ce qu’on en pense

La recherche d’un nouveau James Bond  a inspiré à Riz Ahmed cette comédie dans laquelle il interprète un acteur de seconde zone, d’origine pakistanaise , qui par un improbable concours de circonstances va se retrouver en tête de liste pour remplacer Daniel Craig. La situation, cocasse en elle-même (un 007 Paki !!), se corse encore à cause de la famille envahissante du héros  et de son ex journaliste qui balance le scoop pour se venger. Une série anglaise rythmée, bien jouée, drôle et subtile. Anglaise quoi !

Imperfect Women

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Par Phil Inout

Le pitch

Nancy Hennessy (Kate Mara) est assassinée et laisse derrière elle deux meilleures amies (Kerry Washington, Elisabeth Moss), un mari et une fille, ainsi qu’un amant secret dont elle emporte l’identité dans la tombe. De l’extérieur, sa vie semblait parfaite. Mais alors que l’enquête sur sa mort piétine, de sombres détails font surface et révèlent à quel point elles connaissaient mal leur amie.

Ce qu’on en pense

Sur une trame désormais ultra balisée, dont Desperate Housewives et Big Little Lies ont posé les fondamentaux, une série féminine  qui vaut pour son casting (Kate Mara, Elisabeth Moss, Kerry Washington), sa réalisation élégante et un suspense tenu jusqu’au dernier épisode avec moults rebondissements et révélations.

Bandi

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Par Phil Inout

Le pitch

En Martinique, onze frères et sœurs âgés de 7 à 23 ans luttent contre la misère après la mort de leur mère, leur pilier et leur repère.  Pour certains, le trafic de drogue semble être la seule issue. Ce choix, loin de faire l’unanimité, met à rude épreuve la force des liens familiaux.

Ce qu’on en pense

Une série Netflix sur le narcotrafic aux Antilles par le réalisateur de Patriotes et du Bureau des légendes ? L’attente est forcément grande et le risque de déception tout autant. Tournée en Martinique, dans un mélange de français et de créole,  avec des acteurs recrutés sur place et une BO de rap antillais, Bandi (caïd en argot créole) tranche avec les productions Netflix du même acabit. Eric Rochant et sa fille Capucine, qui assume le rôle de showrunneuse, aspirent au naturalisme et fuient les clichés touristiques. A quelques marinas et cocotiers près, le monde dans lequel évolue la famille Lafleur ne diffère guère de celui des séries de cités habituelles: misère sociale, pères absents ou délinquants, chômage, alcoolisme, drogue…  Mais le parlé, la nonchalance et la gestuelle antillaise donnent une couleur originale à ce drame familial quasi-shakespearien,  dans lequel les plus âgés des trois frères vont devoir passer au dessus de leurs différents pour assurer la survie de leur nombreuse fratrie. Héros de la série, le cadet Kylian (Djody Grimeau, une découverte)  a un poster de Scarface dans sa chambre d’étudiant. Mais c’est à un autre personnage incarné par Al Pacino qu’on l’identifie : celui de Michael Corleone dans Le Parrain 2 (Son frère Kingsley, joué par Rodney Dijon, rappelle plutôt le malheureux Fredo). Malgré leur nombre et le jeu souvent limité des acteurs non professionnels, les personnages existent tous à l’écran, en dehors de leur simple utilité scénaristique. C’est la grande réussite de cette série attachante dont on apprend, hélas, qu’elle n’aura pas de saison 2. 

Polar Park

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Par Phil Inout

Le pitch

Après avoir reçu un mystérieux message, David Rousseau (Jean-Paul Rouve), auteur de polars en panne d’inspiration, se rend à Mouthe, le village le plus froid de France. Le même jour, un meurtre survient, mis en scène de manière aussi artistique que déroutante. Y voyant le point de départ inespéré d’un roman, Rousseau entame une enquête qui empiète sur celle de l’Adjudant Louvetot (Guillaume Gouix). Le trouble s’installe définitivement lorsque les meurtres s’additionnent. Il y aurait un serial killer… à Mouthe ! 

Ce qu’on en pense

On avait beaucoup aimé, en 2011, Poupoupidou, polar nordique semi parodique transposé  dans le Doubs,  avec Jean-Paul Rouve dans le rôle d’un écrivain en panne d’inspiration qui se retrouve mélé à un meurtre dans son village d’enfance. Gérald Hustache-Mathieu adapte son deuxième long métrage en série et c’est une réussite. On y retrouve l’ambiance décalée et les personnages de Poupoupidou pour une enquête plus complexe, autour de meurtres rituels et d’un serial killer amateur de peinture, mais surtout l’humour au second degré et le côté parodique qui faisaient le sel de Poupoupidou. Jean-Paul Rouve est parfait en Nestor Burma du Haut Doubs et le reste du casting (India Hair, Firmine Richard, Soliane Moisset… ) est excellent. Malgré ses nombreuses références,  littéraires (Le Poulpe, Chandler…), sérielles (Twin Peaks)  et cinématographiques (Fargo) , la série reste trés grand public et pourra même plaire aux fans de Capitaine Marleau. A (re)voir toutes affaires cessantes sur Arte.

Bref 2

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Par Phil Inout

Le Pitch

Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux, il se passe des trucs. Bref, c’est l’histoire d’un mec entre les deux. Chroniques extraordinaires d’un homme ordinaire dont la seule particularité est sa capacité à se concentrer sur les moindres détails. Peut-être pour échapper à la réalité : pris entre ses histoires d’amour qui ressemblent à celles de tous les autres, ses amis classiques, sa famille toute aussi classique et ses boulots alimentaires sans passion ni sens, la vie est-elle en train de le traverser?

Ce qu’on en pense 

En 2011, Kyan Khojandi avait inventé, avec Bref, une nouvelle façon de raconter des histoires. Diffusée sur Canal + sous forme de pastilles de deux minutes, la série a renouvelé le format du feuilleton TV , au point d’être beaucoup copiée et parodiée dans les émissions TV et les pubs . Quatorze ans plus tard, son créateur remet le couvert dans un format allongé de 30 minutes par épisode. Le résultat est assez bluffant formellement, avec beaucoup d’inventivité dans la mise en scène et un casting de guests qui réunit le ban et l’arrière ban du cinéma français et de la télé. Dommage que le ton soit aussi systématiquement négatif et que les personnages aient une fâcheuse tendance à être tous plus ou moins déplaisants. Après Disney +, TF1 diffuse enfin Bref 2.

Citadel

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Par Phil Inout

Le pitch

Il y a huit ans, l’agence d’espionnage indépendante  Citadel a été détruite par des agents de Manticore, un puissant syndicat tirant les ficelles dans l’ombre. Avec la chute de Citadel, les agents d’élite Mason Kane (Richard Madden) et Nadia Sinh (Pryianka Chopra Jonas) ont vu leurs souvenirs effacés alors qu’ils échappaient de justesse à la mort. Ils vivent depuis sous de nouvelles identités, en ignorant leur passé. Jusqu’à une nuit, lorsque Mason est retrouvé par son ancien collègue de Citadel, Bernard Orlick (Stanley Tucci), qui a désespérément besoin de son aide pour empêcher Manticore d’établir un Nouvel ordre mondial. Mason retrouve son ancienne partenaire, Nadia, et les deux espions se lancent dans une mission qui les emmène à travers le monde dans le but de stopper les agissements de Manticore…

Ce qu’on en pense

Les frères Russo (d’Avengers) sont aux commandes de cette nouvelle série blockbuster d’espionnage qui mixe Mission Impossible, James Bond et Jason Bourne. La première demi-heure du premier épisode est trés accrocheuse,  mais une fois qu’on a compris de quoi il retourne,  Citadel n’a rien de neuf à proposer. Personnages et situations stéréotypés, acting insipide et effets spéciaux à gogo(s). Alors que  Prime s’apprête à mettre en ligne une saison 2 qu’on n’attendait plus, M6 a fait le choix de diffuser la S1 in extenso en une soirée, le 5 mai. Une manière comme une autre de s’en débarrasser…

Margo a des problèmes

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Par Ph.D

Le pitch

Margo (Elle Fanning), fille d’une ancienne serveuse chez Hooter’s (Michelle Pfeiffer) et d’un ex lutteur professionnel (Nick Offerman), a récemment abandonné ses études et aspire à devenir écrivaine. Elle se retrouve à devoir concilier sa vie de jeune mère célibataire, les factures qui s’accumulent et peu de moyens pour les payer. Pour joindre les deux bouts, elle se tourne vers OnlyFans, où elle propose des vidéos « éducatives », guidée par l’aide inattendue de son père et des leçons qu’il a tirées du ring…

Ce qu’on en pense

Boostée par le duo atomique formé par Elle Fanning et Michelle Pfeiffer, cette comédie US sur la galère des mères célibataires et les moyens créatifs pour en sortir est une vraie réussite. Les milieux du catch (avec un caméo génial de Nicole Kidman), de l’influence et de la bigoterie s’y entrechoquent dans un cocktail pop détonnant. On en redemande.

Reykjavik Fusion

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Par Phil Inout

Le Pitch

Jonas (Ólafur Darri Ólafsson), un chef de talent, essaie de laver sa réputation et regagner la confiance de sa famille après une incarcération pour fraude à l’assurance. Faute de pouvoir obtenir un prêt bancaire pour ouvrir un nouveau restaurant,  il accepte de blanchir l’argent d’un mafieux rencontré en prison, mettant en péril sa liberté conditionnelle, sa vie et celle de ses proches… 

Ce qu’on en pense

Une bonne réalisation et un excellent casting ne sauvent pas tout à fait cette petite série islandaise, qui souffre d’un scénario mal fagoté et de pas mal d’invraisemblances. Dommage,  car ça partait comme un bon mélange de The Bear et de Breaking Bad, avec un héros atypique (joué par l’excellent Ólafur Darri Ólafsson) coincé dans une spirale de lose et de violence vraiment mortelle.  A voir (avec indulgence) pour l’ambiance « nordique noir » et les paysages de bout du monde islandais.

Vrais voisins, faux amis

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Par Phil Inout

Le pitch
Après avoir perdu son job à six zéros dans la finance, Andrew « Coop » Cooper (Jon Hamm), encore affecté par son récent divorce, décide de cambrioler les maisons de ses voisins du très chic village de Westmont. Les secrets et liaisons cachées qu’il va découvrir derrière ces riches façades pourraient être plus sérieux qu’il ne l’avait imaginé…

Ce qu’on en pense 

Bienvenue chez les rupins de la côte Est des Etats-Unis.  Pour éviter de déchoir et continuer à payer ses deux maisons, sa Maseratti, la pension alimentaire astronomique de sa femme,  l’éducation de sa fille adolescente et les soins de sa soeur schizophrène, le héros incarné par le Mad Man Jon Hamm  va se lancer dans une carrière de cambrioleur chez ses voisins friqués. Mais il le fait avec une telle désinvolture que ça va forcément mal tourner (la première scène du premier épisode le voit se réveiller auprès d’un cadavre dans une maison inconnue). Une série Apple (c’est à dire friquée) agréable à regarder, dans la lignée  des Big Little Lies et autres White Lotus,  mais dont l’intrigue devra s’étoffer si elle veut durer.

Privilèges

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Par Phil Inout

Le pitch
Dans les coulisses d’un palace parisien, le Citadel, Adèle (Manon Bresch), une jeune détenue décroche un poste de bagagiste grâce au programme de réinsertion mis en place par le tout-puissant directeur de l’hôtel, Édouard Galzain (Melvil Poupaud). Un pacte tacite se noue entre eux, propulsant la jeune femme dans un jeu de pouvoir souterrain où employés ambitieux, clients influents et réseaux extérieurs cherchent chacun à prendre l’ascendant. Peu à peu, elle transforme sa survie en ascension et s’impose comme une force imprévisible et essentielle, prête à saisir, ou à arracher, la place qu’elle estime mériter.

Ce qu’on en pense 

« Un Prophète au Palace » : c’est un peu la proposition de cette première série française pour la plateforme HBO Max, dans laquelle Melvil Poupaud tient le rôle d’un directeur de palace assez louche et Manon Bresch (Mortel, Baron Noir) celui d’une jeune détenue en réinsertion qu’il utilise pour ses basses oeuvres. Une révélation ! Remarquables également,  Sandor Funtek (le fils spirituel de Reda Kateb) et Nina Zem en jeune concierge futée. On valide aussi la BO percussive et la réalisation, façon polar indé américain,  avec une image crade qui contraste avec le luxe glacé des intérieurs de palace.  Seul bémol, le côté un peu répétitif des « missions impossibles » confiées à l’héroïne…

Chernobyl

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Par MAB

Série la mieux notée de tous les temps devant Game of Thrones, Chernobyl retrace minutieusement la mécanique qui conduisit le 26 avril 1986 à la pire catastrophe causée par l’homme dans l’histoire de l’humanité (avant Fukushima en 2011). L’explosion à la centrale nucléaire Lénine en ex Union-Soviétique du réacteur n°4. Tout est dévoilé – ou rappelé pour ceux qui s’en souviennent – de l’ampleur du désastre. D’abord, la chaîne d’aveuglements et d’incompétences qui menèrent à la tragédie. Puis le déni par peur de l’Etat ou souci de promotion. Avant l’évidence des irradiations. Les premiers morts des jours suivants. Les agonies terribles des semaines à suivre. L’expulsion des lieux.  L’urgence des solutions à trouver. Les cancers dans les années qui suivront… Et dans cette horreur inconcevable, le portrait de trois êtres humains: un vice premier ministre et deux scientifiques qui tentent de se faire entendre et de limiter les dégâts. Très documenté. Sobre et précis, Chernobyl est effrayant et captivant. Nous ne sommes pas dans une dystopie. C’est le monde que nous avons créé et qui s’est installé dans le mensonge. Depuis,  il s’est effondré. Le bloc soviétique n’est plus. Nous avons appris à envisager le pire.