Événement

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    NJF 2022 : Day 1

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    Par Ph. D

    On attendait Curtis Harding, petit prince soul auquel il ne manque rien…sauf des chansons !  Et c’est Ibrahim Maalouf qui a enflammé le premier soir du NJF 2022 avec son nouveau projet Capacity to Love. Un groupe surpuissant avec lequel le trompettiste libanais a enregistré un nouvel album à paraitre en novembre,  dans lequel il pousse encore ses expérimentations musicales vers le hip hop. Maalouf et ses musiciens en ont donné un large aperçu à Nice,  dernière date d’une tournée qui a tout défoncé sur son passage. Déjà festifs, les concerts d’Ibrahim Maalouf sont devenus apocalyptiques avec ce nouvel ensemble au centre duquel trône un DJ et qui repose presqu’autant sur la guitare de François Delporte que sur sa trompette.  Capacity to Love, c’est Rage Against the Maalouf ! Des riffs de guitare en plomb, des beats qui défoncent, des feats hip hop en pagaille et toujours cette capacité à glisser des sonorités orientales jusque dans un remix de Sugarhill Gang. Son à onze et public en transes : l’Ibrahim Maalouf Project a tué le game. Même Iggy Pop, en clôture, aura du mal à faire oublier la claque phénoménale qu’il a mise au Nice Jazz Festival.

      Van Morrison à Jazz à Juan

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      Par Ph.D

      Pas de photos, pas d’interview, pas question de passer après Stacey Kent (qui devait ouvrir la soirée), pas de bonjour, pas d’au revoir, pas de rappel et un seul « Thank you » pour toute adresse au public…  Van Morrison, 76 ans,  a fait honneur à sa réputation de mauvais coucheur (et de couche tôt) le 13 juillet à Jazz à Juan. Monté sur scène à 20h30 pétantes, complet bleu pétrole, panama assorti et Ray Ban miroirs vissées sur le nez, le crooner irlandais a égréné sa formidable discographie, riche d’une cinquantaine d’albums, alternant chant, harmonica et sax, planté raide devant son micro,  sans risquer de mouiller outre mesure la chemise. On gardera pourtant un excellent souvenir de ce concert,  grâce à la magie du lieu (vue des tribunes , la Pinède Gould est décidément la plus belle scène du monde), à celle des chansons immortelles de l’ex-leader des Them, à sa voix sur laquelle les ans ne semblent pas avoir de prise et au talent des 8 musiicens de jazz qui l’accompagnent. Mais on comprend mieux pourquoi Van Morrison n’a pas, dans le panthéon musical du 20e siècle, la place qu’il devrait avoir, aux côtés de Bob Dylan et de Leonard Cohen : pour cela il aurait fallu plus de générosité et de don de soi que n’en a prodigués l’Irlandais dans toute sa longue carrière.

        J.Depp +J.Beck à Monaco

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        Par Ph.D 

        C’était le golden ticket de l’été : Jeff Bek et Johnny Depp réunis sur scène, à l’opéra de Monte Carlo,  pour une date unique autour de leur premier album commun à venir.  On ne présente plus Jeff Beck, légende de la guitare électrique qui a fait ses débuts avec les Yardbirds avant de former avec Rod Stewart et Ron Wood le Jeff Beck Group, puis le trio hard rock BBA (Beck Bogert et Appice) et  de se convertir au jazz rock à la fin des années 70 pour deux albums légendaires (Blow by Blow et Wired). Capable de jouer dans tous les styles, du rockabilly au jazz et à l’electro en passant par le hard et la pop, Beck est aujourd’hui le plus capé des guitar-héros issus du blues boom anglais.  Johnny Depp qui,  depuis ses déboires cinématographico-conjugaux,  a entamé une carrière de chanteur-guitariste avec le super groupe Hollywood Vampires,  l’a rejoint cet été en « special guest » pour quelques dates de sa tournée européènne, dont celle de Monaco. Et pas juste pour faire jde la figuration : les deux hommes ont , en effet, enregistré ensemble un album de reprises (+ 1 inédit), dont les premiers extraits,  disponibles sur les plateformes de streaming  (« Isolation », « This is a song for Miss Hedy Lamarr« , « Venus in Furs » « The Death and Resurrection Show »),  confirment la viabilité artistique du duo.  Le public monégasque aura donc eu la primeur des versions live,  le 9 juillet salle Garnier.

        Entouré de ses musicien(ne)s (2 femmes à la basse et à la batterie), Ray Ban sur le nez et cheveux corbeau, Jeff Beck  ouvre le show sans sommations,  avec plusieurs titres de ses deux albums les plus célèbres (Blow by Blow et Wired),  multipliant les solos de haute voltige et les riffs ravageurs. Le guitariste, que l’on a déjà vu jouer plusieurs fois,  à Jazz à Juan et au Sporting, est en grande forme malgré ses 78 printemps  et le public, composé de connaisseurs,  apprécie. Sa technique, son inventivité et son toucher sont toujours époustouflants. A mi-concert, Johnny Depp débarque, tatoué comme un rockeur et looké comme un pistolero. C’est le moment pour les spectatrices de dégainer leurs smartphones et de pousser quelques cris d’excitation. Le duo joue les 4 titres de son futur album et une poignée d’autres  reprises du répertoire Beckien  (« Little Wing »,  « A Day in the Life »). L’acteur de Pirates des Caraïbes chante en s’accompagnant à la guitare, sans faire d’étincelles : voix sans relief, jeu de guitare basique et charisme minimal. Les reprises sont plutôt bonnes (notamment  « Venus in Furs » du Velvet),  mais si  ce n’était pas Johnny Depp au micro, cette partie du show n’aurait pas grand intérêt. On pourrait même considérer qu’elle prive les fans de Beck de quelques acrobaties guitaristiques. Surtout que le concert, conclu par un unique rappel, est assez court. Mais l’acteur est l’attraction de la tournée, le piment qui en fait la nouveauté… et le prix !   On pourra dire qu’on l’a vu jouer et chanter avec Jeff Beck. Et qu’on a passé une excellente soirée.

          Alt-J à Nice

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          Par Ph.D

          On n’avait plus connu pareille « hype » autour d’un concert au théâtre de Verdure depuis la venue des Strokes à Nice. Résultat : les spectateurs continuaient à faire la queue à l’entrée,  alors qu’Ait-J avait déjà entamé son concert dans une enceinte bondée. Un set intense,  mais assez court assorti d’un seul rappel.  Fondé en 2007, le groupe de Leeds qui a publié en février dernier son quatrième album (The Dream) pratique un étonnant  mélange d’electro-rock et de psyché qui, en live, se révèle plus tonique et puissant que sur les albums. Les tubes du premier (« Fitzpleasure », « Breezeblocks », « Something Good », « Dissolve Me ») , repris en choeur par la foule,  sont encore ceux qui fonctionnent le mieux dans un show dépouillé (quelques projections, peu de lumières),  mais solide. Gus Unger-Hamilton, aux claviers et à la basse, est le seul des trois musiciens à s’adresser à la foule, mais il le fait en français, alors que Joe Newman se concentre sur le chant et les parties de guitare et que Thom Green pilonne sa batterie de frappes sèches et puissantes. Au rappel, le public, trés international,  est en transes. Compte tenu de la rareté du trio en live et de l’engouement que suscite sa musique (chez les nostalgiques de Radiohead première époque, notamment), le concert a de bonnes chances d’enrer dans la légende du Théâtre de verdure. Il y aura ceux qui pourront dire « J’y étais »… Et les autres !

            Scorpions à Nice

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            Par Ph.D

            Dernier grand concert de la saison à Nikaïa, celui de Scorpions a fait le plein,  le 28 juin 2022, malgré le violent orage qui a rendu l’accès à la salle difficile en fin d’après midi. Nanti d’un  nouvel album studio ( le bien nommé Rock Believer) sorti au printemps  le groupe Allemand a entamé une  tournée française  de 7 dates qui passait par le Hellfest et par Nice le 28 juin. Après trois ans d’absence forcée, pour cause de pandémie de Covid, les Scorpions, qui ne s’étaient plus produits en France depuis 2019, n’ont pas paru rouillés le moins du monde. Taillé pour les arènes, le show est superbe (avec lights, projections , lasers, fumigènes et  écrans géants)  et met en valeur tous les membres du groupe sur une setlist qui remonte toute leur carrière ou presque. Les extraits du nouvel album ont été bien accueillis,  mais les moments forts restent « Wind of Change » (repris en choeur par le public niçois en hommage à la résistance ukrainienne), « Big City Lights » ,  « Still Loving You » et « Rock You Like a Hurricane », joué en rappel. Relativement court, le concert est surtout animé par les joutes de guitare de Rudolph Shenker et Mathias Jabs,  alors que Klauss Meine (74 ans) nous a paru un peu en retrait et peu en voix, faisant visiblement des efforts pour ménager ses cordes vocales. Le public n’a néanmoins pas boudé son plaisir et a fait un triomphe au groupe de Hanovre qui célèbre cette année ses 53 ans d’existence sous sa forme classique .   

              Iggy Pop à Monaco

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              Par la rédaction

              Il aura fallu attendre deux ans mais cela valait la peine. Iggy Pop a donné un concert tellurique,  le 19 mai au Grimaldi Forum de Monaco. Petite déception : l’Iguane n’interprète aucun des titres de son dernier et excellent album Free. Le Covid a trop retardé la tournée et le groupe de jazz qu’Iggy avait formé pour le jouer s’est dispersé. A la place, la tournée européenne 2022 est consacrée au répertoire des années 70-80, avec des titres incontournables des trois premiers albums des Stooges  (« I Wanna Be Your Dog », « TV Eye », « Sick of You », »Gimme Danger », »Search & Destroy » en rappel) , ses tubes des 80’s (« Funtime », « Sister Midnight », « Lust for Life »,  « The Passenger ») et des chansons peu jouées jusqu’ici comme « Endless Sea » , « Run Like a Villain » ou une étonnante reprise de Neu! (« Hero« ). Entouré de 6 musiciens français et américains  (2 guitares, basse, clavier, batterie et 2 cuivres-choristes), l’Ig est apparu en bonne forme vocale et physique, même s’il se ménage désormais des pauses où il chante assis et parle au public. Fini le temps des stage divings et des exhibs. Mais le show met quand même toujours le feu,  avec un final démentiel sur « Search & Destroy«  dont les murs du Grimaldi Forum se souviendront : ils en tremblent encore.

               

                Bérénice à La Cuisine

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                Par Ph.D

                Titus (Frédéric de Goldfiem)  et Bérénice (Carole Bouquet) sont amoureux de longue date. Titus a même promis le mariage à sa reine de Palestine. Mais dès qu’il monte sur le trône, à la mort de son père Vespasien, Titus comprend que Rome n’acceptera jamais une reine étrangère pour régner à ses côtés. Il doit donc choisir entre amour et pouvoir et renonce à Bérénice. Antiochus, l’ami de Titus et amoureux en secret de Bérénice depuis longtemps, avoue son amour à la reine et décide de quitter Rome. Mais Titus lui demande de la soutenir et de l’accompagner, ce qui redonne un espoir vain à Antiochus. Bérénice est une histoire d’amour sans issue:  « Mettre en scène la pièce signifie chercher dans l’indicible et ne pas se perdre en musique, tout en étant mélodieux, note Murielle Mazette Holtz, c’est du son que surgissent les vrais sens ». La bande son a effectivement été soignée… au détriment, peut-être, du son de scène, un peu faible pour la première. Dans un décor de chambre à coucher à la Edward Hopper, les comédiens évoluent en costumes de ville pour cette adaptation moderne de Racine, Carole Bouquet incarne Bérénice en accrochant un peu le texte,  face à  l’excellent Fréderic de Goldfiem (Titus) et à Jacky Ido en Antiochus.  La pièce inaugurait officiellement La Cuisine, la nouvelle salle éphémère du TNN située près du Palais Nikaia à Nice. Une structure de 600 places plutôt réussie esthétiquement, bien située (parking du Cadam et autoroute proches)  et d’un confort tout à fait correct,  mais dont l’acoustique reste à améliorer.

                  On tombe le masque

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                  Les  mesures sanitaires anti-Covid sont progressivement levées depuis le 24 janvier 2022Le 2 février, les  jauges à 2000 personnes dans les établissements accueillant du public assis (stades, salles de concerts, théâtres…) ont été supprimées. Le 16 février, les discothèques, fermées depuis le 10 décembre, ont pu  rouvrir dans le respect du protocole sanitaire (masque obligatoire), les concerts debout ont repris sans limitation de jauge et la consommation est  à nouveau possible dans les stades, cinémas et transports. Idem pour  la consommation debout dans les bars. Le 28 février a marqué la fin de l’obligation du port du masque dans les cinémas, théâtres, musées et salles de spectacle. A partir du  14 mars, le passe vaccinal ne sera plus exigé que dans les établissements de santé et les maisons de retraiteLe port du masque n’était plus requis que dans les transports collectifs.  Cette dernière restriction est levée en date du 16 mai 2022. Retour donc à la vie normale, même si l’épidémie n’est pas terminée.

                   

                    37e Victoires de la Musique

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                    Par Ph.D

                    La 37e édition des Victoires de la musique s’est déroulée vendredi 11 février en direct de  La Seine Musicale sur France 2. Elle a consacré Orelsan et Clara Luciani artistes de l’année. Le rappeur bas normand a  également emporté la chanson et le clip de l’année, tandis que la chanteuse, trés émue, décrochait  l‘album de l’année,  au terme d’une cérémonie à la présentation un peu rétro (Laury Thilleman, Olivier Minne), mais d’une appreciable sobriété. Stromae a ouvert le bal des lives avec « Santé », premier extrait de son nouvel album annoncé pour le 4 mars. Orelsan a mis le feu avec « L’Odeur de l’essence ».  Juliette Armanet, grande perdante de l’édition avec Feu Chatterton,  s’est illustrée avec « Le dernier jour du Disco ». Jacques Dutronc (Victoire d’honneur),  a donné avec son fils Thomas un avant goût prometteur de leur prochaine tournée en duo. On se réjouit particulièrement de la récompense pour le meilleur concert accordée au Biotois Ben Mazué qui décroche enfin sa première Victoire

                      TVDB s’acclimate à Nice

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                      Par Ph.D

                      Réfugié climatique à la campagne (en région parisienne,  mais ça compte quand même) et craignant la fin du monde autant que les chansons de Jul, Thomas VDB tente de se convertir à l’écologie active. Il a déjà adopté la tenue idoine (pantalon velours, bretelles et pataugas ), pousse au fond du jardin comme l’extraterrestre de la blague et continue à fuir comme la peste les salons de coiffure. Il raconte sa conversion avec sa gouaille de Poulbot, ses chansons improvisées a capella et sa gestuelle clownesque, devant trois slips kangourou qui sèchent sur une corde à linge (hommage à Reiser?). Ses chroniques  de France Inter et les multiples reports des sa tournée assurent à son nouveau spectacle, Thomas VDB s’acclimate, un succès inédit et mérité. La comparaison avec Coluche ne devrait pas faire rougir puisqu’il aspire à être vert.

                        RIP : Robin Le Mesurier (1953-2021)

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                         Par Philippe Dupuy

                        On ne peut pas s’empêcher de penser que si Ron Wood n’avait pas existé, Robin Le Mesurier, qui vient de décéder d’un cancer à l’âge de 68 ans,  serait peut-être devenu un Rolling Stones à sa place. Il avait tout ce qu’il fallait pour ça : le sens du riff, l’attitude, le port de guitare, la clope au bec en jouant… et même la coupe de cheveux  « hibou » dont  Keith Richards, Ron Wood , Jeff Beck, Johnny Thunders  et lui  seuls partagaient le secret.  Né en Angleterre en 1953, tombé dans le rock à l’âge de neuf ans, biberonné au blues et au rhythm’n’blues comme tous les grands guitaristes anglais de sa génération , Robin a d’ailleurs succédé à Ron Wood auprès de Rod Stewart qu’il a accompagné pendant  7 ans (de 1980 à 1987) avant que Chris Kimsey, le producteur des Stones  et  de Johnny Hallyday, ne l’appelle en lui demandant si ça l’intéresserait d’écrire un ou deux titres  pour  Rough Town,  l’album « en anglais » de Johnny. Le reste,  c’est Robin lui-même qui nous le racontait en 2009, profitant du « day off » de la série de concerts « d’adieux » du Taulier au Sporting de Monte Carlo…

                        16 ans avec Johnny, c’est un record, non ? 

                        C’est ce qu’on me dit, oui. Cela fera même 17 à la fin de la tournée, puisque j’ai commencé en 1993. Avant,  je connaissais le chanteur de réputation depuis mes débuts en Angleterre,  mais je ne l’avais jamais rencontré. Quand on s’est vus la première fois à Los Angelès, il s’est passé un truc étrange : c’’était comme si on s’était toujours fréquentés. Le déclic s’est fait dans la seconde. Un super feeling , vraiment.  Mais, évidemment,  je n’aurais jamais imaginé rester aussi longtemps. Dans ce business on n’a pas vraiment la garantie d’emploi,  vous savez …

                        C’est  censé être sa dernière tournée. Quels souvenirs marquants garderez-vous de votre collaboration ? 

                        Comme vous dites  s’est  « censé être »  la dernière ! (rires)  Je  ne peux même pas l’imaginer s’arrêtant de faire des concerts.  Je sais bien qu’ il a sa carrière d’acteur, mais la musique  c’est dans son sang. Il ne s’arrêtera jamais de chanter, si vous vous voulez mon avis. Quant-aux souvenirs, il y en a beaucoup, comme ce concert pour les fans français à Las Vegas. Mais  jouer au stade de France c’est vraiment un truc. On n’en voit même pas le bout !  Ca, et le concert au Champs de mars devant cette incroyable marée humaine…

                         

                        Comment considérez-vous le chanteur ?  

                        C’est une icône, un trésor national que vous avez. Il n’y a eu personne comme lui avant et il n’y aura personne après. Il est incroyable. Tous les soirs sa voix m’étonne. La première fois que je l’ai entendu en studio, ça littéralement m’a mis sur le cul. Et ça me fait encore cet effet là à chaque fois.  Vous savez, j’ai enregistré mon premier disque à 16 ans à Abbey Road avec Keith Relf des Yardbirds ,  j’ai accompagné ensuite un tas de chanteurs  et de chanteuses célèbres (Rod Stewart, Meatloaf , Cat Stevens ,Kid Rock, Willie Nelson ,  Bernie ,  Cheryl Crow , Rita Coolidge , Steve Harley, Tina Turner et Elton John, entre autres NDLR). Mais pour moi,  Rod et Johnny restent, de loin, les plus grands.

                        Y-a-t-il un feeling spécial sur cette « dernière » tournée ? 

                        Vous savez les tournées c’est toujours un peu spécial. Je me sens toujours  très privilégié d’être le guitariste de Johnny. I l y en a 10 000 qui voudraient la place. Je ne suis pas « blasé » (en français dans le texte)  j’apprécie encore chaque moment sur scène. J’adore jouer avec lui. Il est devenu comme un frère : on porte la même croix autour du cou  (un Christ portant  une guitare en bandoulière). C’est  lui qui me l’a offerte pour mon anniversaire. Je ne peux même pas dire combien ça m’a touché.

                        Qu’allez vous faire après ? 

                        De la musique, of course. J’écris un musical sur une histoire de rehab’ qui pourrait être celle d’Amy Winehouse, mais en forme de  comédie.  Et je publierai sur mon site internet un album instrumental .

                        On vous compare souvent à Keith Richards et Ron Wood.  Ils font partie de vos influences ?  

                        Bien sur. Keith est le roi du riff. Le meilleur. Il dit toujours  qu’il a tout piqué à Chuck Berry, mais son originalité est  stupéfiante. Je suis ami avec Ron,  on a fait des albums ensemble. C’est un mec super. Mais le guitariste que je préfère écouter c’est quand même Jeff Beck. Comme moi il n’a jamais réussi à chanter en même temps. Mais la différence c’est que lui, il sait faire chanter sa guitare à sa place ! Un pur génie.

                        Trés affecté par la mort de Johnny Hallyday qu’il a finalement accompagné jusqu’à la fin, Robin était resté proche de Laetitia et de ses enfants  près desquels il habitait à Los Angeles. Il avait écrit ses mémoires en 2019 et participé au concert de reformation des Faces avec Rod Stewart et Ron Wood. Son jeu de guitare incisif est particulièrement en évidence sur l’album live de la tournée américaine de Johnny qui vient de sortir et il intervient à plusieurs reprises dans le documentaire qui l’accompagne. 

                          Nice : Trial des Nations

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                          Par la rédaction

                          C’est au Palais Nikaia à Nice, que le Championnat du Monde de Trial des Nations aura lieu le 11 mars 2022. Après de nombreux reports dus à la crise sanitaire, le Trial Indoor revient avec un nouveau spectacle.  Les 10 meilleurs pilotes mondiaux seront présents pour  une épreuve entre des équipes. La soirée s’annonce très animée avec des zones spectaculaires, un nouveau show son et lumière et une démonstration de VTT Trial et de freestyle qui ravira les petits comme les grands. Le public profitera d’une édition 2022 exceptionnelle sur le plan des décors, du spectacle et de la compétition. Voici le programme détaillé :
                          19H00 : Ouverture des portes
                          19h45 : Dédicace des pilotes
                          20h30 : Début du show et présentation
                          20h45 : Départ 1er tour
                          22H00 : Fin du 1er tour et démo VTT et freestyle
                          22h30 : Départ 2ème tour
                          23h15 : Remise des prix

                           

                           

                            Patrick Timsit à Antibes

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                            Par Ph.D

                             » On n’allait quand même pas se quitter par SMS« …  Résolu à faire ses adieux à la scène après 35 ans de bons et loyaux services (entrecoupés de rôles au cinéma), Patrick Timsit en a fait un spectacle qu’il a présenté deux soirs de suite à Anthea. « Adieu… Peut-Être. Merci… C’est Sûr »:   le titre entretient l’ambiguïté. Sont-ce de vrais adieux ou seulement les premiers? Timsit nous ferait-il une Aznavour ? L’humoriste jure que non. Réputé pour son humour décapant, il en a, paraît-il,  assez d’endosser toute la vacherie du monde. Ca ne se voit pas vraiment dans ce nouveau one man show. Timsit y flingue à tout va. A commencer par ses collègues humoristes et people : Castaldi, Hanouna, Dieudonné, Gad Elmaleh, Roumanoff, Houellebeck, Mimie Mathy… Chacun en prend pour son grade. « Je ne vais pas me géner puisque c’est la dernière » annonce-t-il en préambule. Le show est dans l’exacte lignée du précédent. Timsit s’y demandait si on pouvait rire de tout. Sa réponse est oui, à condition que ce soit drôle. Et ça l’est. Pendant un peu plus d’une heure, on rit à chaque punchline ponctuée d’un  « Bim vanne ! » sonore. S’il s’en va vraiment (il le jure encore au final, mais en croisant obsetensiblement les doigts dans le dos), on regrettera son humour vache. On ne lui dit donc pas adieu, mais merci.

                              MotoGP: Vive la France !

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                              Par Phil Inout

                              Week-end en demi teinte pour les pilotes azuréens au Portugal  pour l’avant dernier Grand Prix de la saison. Dominateur dans les deux premières séances d’essais, le nouveau Champion du monde Fabio Quartararo semblait bien parti pour s’éclater. Mais il ratait sa séance de qualifications (P7), laissant Pecco Bagnaia enlever une 5e Pole Position de suite. Johann Zarco faisait un peu mieux (P5), après avoir dominé la Q1. En course, Bagnaia dominait de bout en bout alors que les deux français féraillaient pour  la 5 e et 6e place… Jusqu’à la chute (sans gravité) de Fabio qui offrait à Zarco la cinquième place méritée et le titre de meilleur pilote indépendant. Bagnaia remportait la course sans coup férir devant Mir (Suzuki) et Miller (Ducati). L’Italien confirme qu’il sera un adversaire redoutable pour Fabio l’an prochain et offre le titre constructeur à Ducati  qui sera le team à battre avec pas moins de 8 machines engagées et de redoutables compétiteurs. Victime d’une nouvelle chute à l’entrainement, Marc Marquez était forfait à Portimao.

                              Toujours forfait sur blessure, Marc Marquez n’a pas pris le départ du dernier Grand Prix à Valence (Espagne) le 14 novembre pour la dernière manche du championnat du monde 2021. Après leur prestation mitigée au Portugal, les pilotes français espèraient finir sur une note un peu plus rassurante. Pas gagné, au vu des qualifications : Johann Zarco parvenait  à hisser sa Ducati en cinquième position, mais Fabio Quartararo échuait en 8e place. Les Ducati  dominaient encore le plateau avec un Poleman nommé Jorge Martin, auquel le titre de meilleur Rookie était acquis, un Pecco Bagnaia toujours aussi incisif et un Jack Miller toujours performant. Les essais ont été marqués par la chute spectaculaire de Pol Espargaro qui s’est blessé. Moment d’émotion au départ pour Valentino Rossi dont c’était la dernière course en MotoGP et qui partait en dixième position. Une place qu’il reussit à conserver à l’arrivée,  alors que la Team Ducati squattait le podium :  Bagnnia  en tête  suivi de Jorge Martin et de Jack Miller. Fabio Quartararo terminait cinquième derrière Joan Mir (Suzuki) et devant Zarco. Pas mal,  mais pas de quoi s’endormir sur leurs lauriers pour la saison prochaine.  Les Ducati sont désormais les motos les plus rapides sur tous les circuits et leurs pilotes se battront pour le titre, à commencer par Bagnaia 1er dauphin du champion du monde. Si Fabio Quartararo veut conserver sa couronne,  il faudra que Yamaha fournisse à ses motos quelques chevaux supplémentaires. Quant-à Johann Zarco, surclassé par son co- équipier Jorge Martin en fin de saison et toujours sans victoire en MotoGP, il va devoir travailler dur pour conserver sa place de leader chez Pramac et son titre de meilleur pilote indépendant. Bref, les pilotes azuréens ont du pain sur la planche pour l’hiver.

                               

                               

                               

                                MotoGP 2021 : Champion du monde !

                                Événement|

                                Par Phil Inout

                                A 22 ans, pour sa troisième saison en MotoGP, Le Niçois Fabio Quartararo devient le premier pilote français à remporter le titre de champion du monde dans la catégorie reine de la compétition moto. Il doit, certes, son sacre anticipé à la chute de son rival  Francesco  Bagnaia (Ducati) qui était le seul à pourvoir retarder,  voire contrarier son accession au trône. Mais il le doit surtout à son talent, à son travail,  à sa constance et à la parfaite gestion de sa saison. Contrairement à l’année précédente,  le pilote Niçois a su capitaliser sur ses cinq  victoires pour passer les moments difficiles de la saison , en gardant une avance considérable sur ses adversaires. C’est ce qu’il a encore fait ce week-end à Misano, où, mal qualifié sous la pluie (P15),  il est remonté jusqu’à la 3e place, avant de céder le podium dans le dernier tour, sachant déjà qu’il était champion du monde. Devant lui, en effet, le poleman Francesco Bagnaia,  qui avait fait toute la course en tête sous la pression d’un Marc Marquez revenu à son meilleur niveau, venait de chuter. Dés lors, avec plus de 50 points d’avance sur son premier rival Fabio ne pouvait plus être battu au championnat,  à deux courses de la fin de la saison. Les annales du MotoGP retiendront que Marc Marquez a remporté son deuxième Grand Prix consécutif (et le troisième de la saison), que le Cannois Johann Zarco a fini en P5  et que ce Grand Prix était le dernier en Italie, son pays, pour l’immense champion Valentino Rossi dont c’est la dernière saison de course.